La conseillère municipale Audrey Bureau

La réglementation doit changer, selon Bureau

Le dossier du 22, rue Principale maintenant approuvé par le conseil, c’est sur le terrain de la réglementation que l’attention des défenseurs du patrimoine sera maintenant dirigée au cours des prochains mois.

La conseillère Audrey Bureau a maintenu la pression, mardi, pour que l’administration se dote d’une réglementation qui reflète la volonté du secteur Aylmer de préserver son patrimoine. « On doit revoir la composition du comité consultatif d’urbanisme (CCU), se doter d’un conseil local du patrimoine, réviser nos plans d’implantation et d’intégration architecturale et se donner un plan particulier d’urbanisme et il faut y aller le plus rapidement possible. »

Blondin ne voit aucun problème
Le président du CCU, Jocelyn Blondin, ne voit toutefois pas les choses du même angle. Selon lui, la réglementation en place dans le Vieux-Aylmer est suffisante pour assurer des insertions architecturales harmonieuses et pour protéger le patrimoine en place. « Peut-être que notre réglementation ne concorde pas avec les orientations de Mme Bureau et celle du conseil du patrimoine d’Aylmer, mais les normes existent, on ne peut pas faire n’importe quoi sur la rue Principale », a-t-il indiqué.

Mme Bureau et le maire Maxime Pedneaud-Jobin n’ont pas tardé à s’inscrire en faux face aux propos du président du CCU. Tous deux ont indiqué être en désaccord avec lui. « Je crois plutôt que le malaise général que cause le dossier du 22, rue Principale est symptomatique des problèmes qu’on a à vouloir imposer une vision qui ne se reflète pas dans notre réglementation actuelle, a-t-elle précisé. C’est évident qu’il y a un problème, il est là et on ne peut plus le nier. »

M. Pedneaud-Jobin a pour sa part rappelé avoir passé quatre ans comme membre du CCU et il juge qu’il y a encore trop d’arbitraire et de jugements personnels sur les questions du patrimoine.

Il serait selon lui pertinent d’améliorer l’expertise du CCU sur les questions patrimoniales. Il a aussi ouvert la porte à ce que la Ville bonifie ses programmes d’aide aux entrepreneurs pour qu’ils valorisent les bâtiments patrimoniaux.

Un échéancier pour la suite des choses sera proposé par l’administration en mai prochain.