La conseillère gatinoise Louise Boudrias a bien essayé de lancer un débat sur la sous-traitance du Domaine des flocons, mais ses aspirations se sont vite heurtées à un débat de... gouvernance.

La gouvernance municipale a pris le pas sur les Glamottes

Le débat souhaité par la conseillère Louise Boudrias sur la sous-traitance par la Ville de la production du Domaine des flocons s’est transformé, mardi, en une altercation sur la gouvernance au conseil municipal.

Les Glamottes, les glissades pour enfants et les queues de castor ont bien vite été mises de côté pour faire remonter à la surface un débat latent depuis le début du mandat, à savoir les délais que devraient respecter les élus quand ils souhaitent ajouter une résolution à l’ordre du jour du conseil municipal.

Les discussions ont rapidement glissé sur les pouvoirs du comité exécutif. Le maire a laissé entendre que les résolutions présentées au conseil devraient d’abord être analysées par le comité exécutif. La conseillère du Plateau et élue d’Action Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, a publiquement signifié son désaccord avec son chef à ce sujet.

« Quand ce sont des dossiers à teneur politique, je pense que l’ensemble des conseillers sont concernés et doivent être impliqués », a-t-elle expliqué.

La pression se fait de plus en plus forte, sur le maire Maxime Pedneaud-Jobin et le président du conseil, Daniel Champagne, pour que la gouvernance soit clarifiée. Plusieurs élus indépendants, dont Louise Boudrias et Jocelyn Blondin, font connaître leur impatience dans ce dossier depuis déjà plusieurs semaines.

« La seule chose que je veux apporter c’est de la rigueur, a insisté le maire. Ça n’a pas de bon sens de voter sur quelque chose qu’on n’est pas capable de chiffrer. »

Plusieurs élus ont exprimé ouvertement leurs préoccupations par rapport aux résolutions de dernière minute, a rappelé le président du comité exécutif, Gilles Carpentier. Il a ajouté que ceux qui décident de continuer de procéder de la sorte doivent s’attendre à voir leurs résolutions rejetées par le conseil à cause d’un manque de données pertinentes.

De fait, plusieurs conseillers ont affirmé ne pas avoir suffisamment pour se prononcer sur le changement proposé par Mme Boudrias concernant la production du Domaine des flocons.

« J’ai un gros malaise, je ne sais pas vraiment sur quoi on me demande de voter, a indiqué la conseillère Myriam Nadeau. Il y a d’autres étapes préalables à faire pour ajouter de la rigueur dans ce dossier. »

Mme Boudrias a finalement été forcée de modifier sa résolution afin que sa proposition soit d’abord analysée par l’administration.

Elle déposera officiellement sa résolution lors du prochain conseil municipal en mars.