La Ville de Gatineau confie la gestion de la forêt Boucher à la fondation créée pour assurer la protection et la mise en valeur de cet espace vert du secteur Aylmer.

La gestion de la forêt Boucher confiée à sa fondation

La Ville de Gatineau confie la gestion de la forêt Boucher à la fondation créée pour assurer la protection et la mise en valeur de cet espace vert du secteur Aylmer, le tout dans l’objectif d’y ouvrir un parc en bonne et due forme à la fin 2021.

Le plan directeur de la Fondation de la forêt Boucher a été présenté aux élus, mardi matin. Le tout mènera à la ratification d’un protocole d’entente entre la Ville et la fondation. Ce plan de match doit être approuvé lors de la réunion du conseil municipal de mardi prochain.

La fondation avait déposé une demande formelle de partenariat aux autorités municipales en avril dernier, afin d’obtenir la gestion de la forêt située au nord du boulevard des Allumettières, entre le chemin Vanier et le boulevard Wilfrid-Lavigne.

Le plan directeur tient évidemment compte des limites des terrains de la forêt Boucher appartenant à la Ville, le tout dans le but de « protéger, préserver et mettre en valeur » cet espace vert.

Un montant de 785 000 $ devra être puisé dans les coffres de la municipalité pour le remettre à la fondation dans le cadre de cette entente d’une durée de trois ans (2019-2021), qui vise à « compléter la phase de prédémarrage du parc ». 

La Fondation de la forêt Boucher s’engage pour sa part à investir 140 000 $ (en argent ou en bénévolat) pour la même période.

« C’est un moment très important pour moi, c’est 12 ans d’implication citoyenne qui se concrétisent », a réagi la conseillère du district d’Aylmer et ancienne vice-présidente de la fondation, Audrey Bureau. Sa collègue Maude Marquis-Bissonnette, qui préside la commission sur le développement du territoire et l’environnement, a pour sa part salué les « services écologiques » rendus par la forêt Boucher. Elle a aussi rappelé que le schéma d’aménagement assure la préservation de 75 % de la forêt, alors que la Ville possède actuellement 54 % des terrains qui s’y trouvent.

En vertu de l’entente entre les deux parties, la fondation aura notamment la responsabilité d’entretenir les sentiers existants, d’installer de la signalisation et d’ajouter du mobilier urbain.

« La première étape, ça va être beaucoup de sécuriser les sentiers, de les planifier, parce qu’en ce moment, les sentiers qui sont développés, c’est un peu au gré des envies des gens qui utilisent la forêt et ça traverse des milieux humides et des écosystèmes sensibles », a expliqué la directrice générale de la fondation, Marianne Strauss. 

Des droits de passage devront par ailleurs être négociés avec les propriétaires des terrains qui n’appartiennent pas à la Ville.

La programmation des activités qui se dérouleront dans la forêt Boucher devra assurer que l’accès y demeure gratuit. « Ceci étant dit, il y aura peut-être des activités tarifées un peu spéciales, comme des randonnées animées », a précisé Mme Strauss.

La fondation devra aussi se pencher sur la question de la présence des chiens dans la forêt. Une décision à ce sujet sera prise « en concertation » avec les différents intervenants concernés, a fait savoir Mme Strauss.