Le vieillissement des bénévoles conjugué à un manque de relève et à des implications de plus en plus ponctuelles de ceux qui gardent le fort met à risque l’un des plus importants piliers dans l’organisation des sports et loisirs dans la région.

La force bénévole de Gatineau perd de la vigueur

Le vieillissement des bénévoles conjugué à un manque de relève et à des implications de plus en plus ponctuelles de ceux qui gardent le fort met à risque l’un des plus importants piliers dans l’organisation des sports et loisirs dans la région.

C’est le portrait régional du bénévolat qu’a brossé l’organisme Loisir sport Outaouais (LSO), la semaine dernière, devant la commission des loisirs, des sports et du développement des communautés de la Ville de Gatineau.

LSO a consulté une cinquantaine d’organisations ayant recours à des bénévoles en Outaouais. Une quarantaine d’organisations sportives du territoire de Gatineau ont aussi été consultées individuellement. Gatineau n’est pas immunisée contre l’effritement de la force bénévole. Pas plus tard que la semaine dernière, les organisateurs du Challenger Banque Nationale ont mentionné que la difficulté de recruter des bénévoles était un des éléments qui les ont forcés à mettre fin à l’événement.

Le directeur du service des loisirs de la Ville de Gatineau, Yess Gacem, a mentionné qu’il n’y avait aucune surprise dans le constat brossé par LSO et que ce portrait est connu de la municipalité depuis déjà plusieurs années. « Le chantier du bénévolat n’a pas été revu en profondeur depuis la création de la nouvelle ville, a-t-il cependant affirmé. Je comprends qu’on doit bouger dans ce dossier-là. »

Le président de la commission, Martin Lajeunesse, reconnaît que la situation peut mettre à risque certains organismes sur le territoire. « C’est vrai que la Ville ne s’est pas occupée de ce dossier en profondeur depuis la fusion, dit-il. Les bénévoles, c’est maximum important. Ils ne coûtent rien, permettent la tenue de plein d’activités et d’événements, ils s’occupent de nos aînés en les aidant à briser l’isolement et ils sont dans plein d’organisations. »

LSO propose quelques pistes de solution qui pourrait nourrir la réflexion de la Ville de Gatineau dans ce dossier, notamment la simplification des procédures administratives, offrir des formations pertinentes et accessibles, favoriser le partage d’informations et offrir un accompagnement personnalisé.