La Vérificatrice générale de Gatineau s'est penchée sur la gestion de la flotte de véhicules de la Ville. Tout y est passé. De l'immatriculation à la gestion du carburant en passant par les garanties.

La flotte de véhicules sous la loupe

La Vérificatrice générale de Gatineau, Johanne Beausoleil, somme le service des travaux publics d'assurer un suivi beaucoup plus rigoureux des garanties sur la flotte de véhicules de la Ville.
Dans son premier rapport rendu public mardi, la vérificatrice générale a souhaité analyser la gestion de l'administration des garanties sur ses quelque 1000 véhicules immatriculés, tant les garanties de base que les garanties prolongées sur les pièces des véhicules. Ses conclusions démontrent que le suivi qu'en fait la Ville est complètement déficient. 
Mme Beausoleil recommande à la Ville de développer une politique globale sur la gestion des garanties et d'évaluer la pertinence d'informatiser le suivi des garanties sur les pièces. 
La Ville de Gatineau paie parfois de garanties prolongées qu'elle n'utilise tout simplement pas à cause du manque d'information contenu dans ses systèmes informatiques. 
Mme Beausoleil ajoute que le service des travaux publics ne procède pas aux inspections systématiques de fin de garanties ; une procédure qui pourrait faire économiser d'importantes sommes à long terme à la Ville. Le rapport de la Vérificatrice générale précise que cette mauvaise gestion a fait perdre 30,4 années de garantie durant la période allant de 2014 à 2016.
Véhicules vides et en marche
La Vérificatrice générale s'est aussi penchée sur la gestion du carburant au service des travaux publics. L'achat de carburant pour les 1025 véhicules de la Ville a représenté une dépense de 3,1 millions $ en 2016. Une tournée d'observation réalisée en février a permis de constater que des employés de la Ville ne respectent pas le règlement sur la marche au ralenti des véhicules municipaux. 
De fait, l'équipe de la vérificatrice a observé que certains véhicules étaient laissés en marche durant de longues périodes sans que personne ne soit à bord. « Nous avons fait l'exercice pendant trois jours, pendant l'heure du dîner, et chaque fois, sur les terrains des deux principaux ateliers municipaux, il y avait deux véhicules dont le moteur était en marche sans occupant dans le véhicule, a indiqué Mme Beausoleil. C'est certain que ça provoque des inefficacités et que ça consomme du carburant pour rien. La Ville doit s'assurer du respect de son règlement. »
Le rapport révèle aussi que l'utilisation des bidons d'essence par les employés municipaux ne fait l'objet d'aucun suivi. « La Ville n'est pas capable de savoir quel est l'usage du carburant transporté par bidon », précise Mme Beausoleil. Cette dépense atteint environ 33 000 $ par année. 
Le contrôle des subventions et des contributions octroyé par la Ville a aussi fait l'objet d'une vérification au cours de la dernière année. Mme Beausoleil soutient que le processus d'attribution et le suivi des subventions sont généralement adéquats, même si quelques améliorations pourraient être mises en place pour favoriser l'échange de pratiques et le partage d'outils visant une meilleure efficacité.