Autrefois considéré comme un allié de l'ex-maire Bureau, le conseiller Denis Tassé constate que le conseil actuel jouit d'une belle diversité.

La chimie prime au conseil municipal

Si six d'entre eux ont siégé sous l'administration de l'ex-maire Bureau alors que les 12 autres sont de nouveaux visages au conseil municipal, les élus de Gatineau semblent être en accord sur deux choses malgré la présence d'un parti politique à la table : une cohésion et une unicité semblent s'être installées dans le groupe et le maire Maxime Pedneaud-Jobin gouverne différemment de son prédécesseur.
C'est ce qui ressort des propos recueillis par LeDroit vendredi en marge du point de presse sur le bilan des 100 premiers jours du nouveau conseil municipal.
« Je pense qu'il y a une belle participation de tous, tout le monde se respecte même s'il y a un parti politique. Comme je l'ai dit au maire lorsqu'il m'a rencontré individuellement, lorsqu'un projet ou une idée provenant de la ligne de parti est amené à la table, si c'est bon pour les citoyens de mon quartier, je vais voter en faveur. Si ce n'est pas bon pour eux, je vais voter contre », soutient le conseiller indépendant du district du Manoir-des-Trembles-Val-Tétreau, Jocelyn Blondin.
La conseillère du district l'Orée-du-Parc, Mireille Apollon, abonde dans le même sens.
« On travaille bien ensemble. Même si on ne s'entend pas sur les moyens d'y arriver, au moins on est unis par la volonté de faire le mieux pour les citoyens. C'est ce qui soude le conseil présentement. [...] Le parti, la nouvelle gouvernance municipale a comme leitmotiv de parler haut et fort pour un meilleur avenir pour Gatineau, alors il y a un arrimage avec les partenaires locaux et provinciaux. J'ai le sentiment qu'on est en train de prendre un chemin d'épanouissement », soutient l'élue d'Action Gatineau.
Du travail d'équipe
Considéré comme un allié de l'ex-maire Bureau au sein de l'ancien conseil, le conseiller du district de Touraine, Denis Tassé, semble satisfait de la chimie qui s'est installée.
« Le groupe est vraiment bien diversifié. Moi, j'ai dit dès le début au maire qu'on devait éviter de parler de partis politiques, question de ne pas faire deux clans et de travailler en équipe, sinon on aurait créé des barrières. Évidemment, j'ai une certaine expérience et mes propres convictions, mais qu'il y ait un parti ou non, ce n'est pas important », a-t-il dit.
À la question à savoir qui règne le mieux la ville entre Bureau et Pedneaud-Jobin, il a opté pour la prudence. « Ce sont deux styles complètement différents. M. Pedneaud-Jobin est plus médiatisé, c'est sa spécialité, alors que la force de M. Bureau était de rallier les gens autour de lui. Ce qui importe, ce sont les résultats. »