La chasse aux nids-de-poule est ouverte

À la suite du redoux et des fortes pluies de vendredi dernier, une simple balade en voiture dans les rues de la région de la capitale nationale permet vite de constater que la saison des nids-de-poule s'est amorcée en force. À un mois de l'équinoxe du printemps, les cols bleus des deux côtés de la rivière des Outaouais sont appelés à mettre les bouchées doubles pour remplir les trous.
Pour réparer ces nombreuses cavités dans la chaussée, la Ville de Gatineau a décidé de tripler cette semaine le nombre d'équipes sillonnant les routes de son territoire, qui totalise 2842 km de rues. Une vingtaine de cols bleus sont spécifiquement affectés à cette tâche, alors qu'on en compte six en temps régulier et une quinzaine une fois le printemps venu. Au total, jusqu'à 1000 nids-de-poule sont colmatés quotidiennement.
«L'utilisation d'asphalte chaud à l'année et une bonne organisation du travail permettent des réparations plus efficaces et plus durables», signale par courriel le Service des communications.
À Gatineau, le budget annuel alloué pour l'achat d'asphalte, qui inclut les opérations reliées au pavage et aux nids-de-poule, s'élève à 1,56 million $. Le montant dédié uniquement aux nids-de-poule n'est toutefois pas disponible.
En date d'hier, 533 requêtes avaient été logées au 3-1-1 concernant des nids-de-poule, depuis le 1er janvier. Au total l'an dernier, on en avait cumulé 4484, un bond de 52% par rapport à l'année précédente (2941).
À Ottawa
Du côté ontarien, la saison des nids-de-poule a commencé plus tôt qu'à l'habitude. Des équipes d'Ottawa remplissaient déjà des crevasses dans la chaussée aux quatre coins de la capitale nationale en janvier dernier en raison des sautes d'humeur de dame Nature.
Contrairement à Gatineau, le redoux de la semaine dernière n'a toutefois pas forcé l'ajout d'effectifs.
«L'année 2013 avait été particulièrement difficile tandis que les deux années précédentes avaient nécessité moins de remplissage de nids-de-poule. Cette année, je dirais que nous sommes dans la moyenne», explique Kevin Wylie, directeur de l'entretien des routes pour la municipalité.
En temps normal, une douzaine d'équipes parcourent les rues de la capitale nationale pour réparer les cavités. Difficile toutefois de déterminer le nombre exact de nids-de-poule réparés en une journée.
«Mais chaque équipe utilise environ trois tonnes d'asphalte par jour», informe M. Wylie.
La majorité des travaux s'effectuent le long des artères principales. Les chemins Hunt Club et Baseline sont souvent la proie de bris.
«Évidemment, plus il y a de circulation sur les routes, plus il y a de dommages, signale M. Wylie. C'est moins fréquent dans les rues de quartiers.»
Rappelons que la Ville a une superficie de 2796 km carrés, où l'équivalent de l'ensemble des rues de Montréal, Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver.
Par ailleurs, les dommages occasionnés aux véhicules par ce type d'imprévu de la route peuvent être remboursés par la Ville. Toutefois, 30 jours doivent normalement s'écouler entre le signalement du nid-de-poule et sa réparation pour obtenir un remboursement. Des 497 plaintes à la Ville l'an dernier, 17 se sont conclues par un dédommagement.
Fort de son budget de 6 millions$, Ottawa répare environ 180000 nids-de-poule par année. De ce nombre, seulement 4000 ont été signalés par des citoyens.