La priorité, selon le maire, doit être donnée aux bibliothèques de proximité, dont la bibliothèque Lucy-Faris, à Aylmer.

La bibliothèque n'est pas sur les tablettes

La Ville de Gatineau ne pourra pas compter sur Québec avant au moins deux ans pour l'aider à financer la refonte de son réseau de bibliothèques.
Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a fait savoir vendredi qu'il était dans ses plans d'investir pour agrandir certaines bibliothèques et améliorer l'offre de services, mais il a précisé qu'il n'y avait pas un sou de disponible pour de tels projets à Québec présentement.
«Nous n'arrêtons pas le déploiement de notre réseau de bibliothèques, je crois à ce principe, mais la question est quelle est la bibliothèque que nous devons faire en premier et où devons nous prendre l'argent, dit-il. On ne peut pas se dissocier de ce qui se passe à Québec. Pour l'instant, il faut préciser ce que nous voulons, définir nos priorités, faire approuver un projet par le conseil et ensuite partir avec ça à Québec.»
La priorité, selon le maire, doit être donnée aux bibliothèques de proximité. Dans l'ordre, le maire a nommé les bibliothèques Lucy-Faris, à Aylmer, la future bibliothèque dans le Plateau, et l'agrandissement de la bibliothèque Guy-Sanche, à Gatineau. Le maire se retrouve ainsi en contradiction avec son collègue d'Aylmer et membre de son parti, Richard Bégin, selon qui la bibliothèque dans le Plateau est «la dernière des priorités».
Le maire ne sait pas quand ce dossier sera amené à la table du conseil municipal. Une chose semble toutefois évidente, les débats sur le sujet seront corsés puisque les priorités de l'ancien conseil ne seront pas nécessairement les priorités du présent conseil.
L'avenir du centre-ville
Le centre-ville de Gatineau devrait aussi retenir passablement d'attention dans les premiers mois de 2014.
Le maire reconnaît que les projets de développement ne manquent pas dans le centre-ville. «C'est aussi un peu ça le problème, dit le maire. Nous accumulons les projets. Mon objectif est d'avoir un portrait clair de chacun de ces projets, de leur coût et de ce qu'ils impliquent. Nous devrons ensuite avoir un plan d'action précis, chiffré et qui devra être financé dès le prochain budget.»
Le maire souhaite être en mesure de présenter, d'ici quelques mois, un plan d'action précis de ce qui doit être fait dans le centre-ville et dans quel ordre. «Le défi de l'administration sera de faire une liste de priorités et de les livrer les unes après les autres», a ajouté M. Pedneaud-Jobin.