Denis Tassé est convaincu qu'après avoir essayé un chef de parti politique comme représentant, les Gatinois vont revenir à leurs anciennes amours et voteront pour un maire indépendant.

«Je ne suis pas un prix de consolation»

Après avoir attendu le « bon moment » pendant des semaines pour passer à l'action, le conseiller Denis Tassé a confirmé, mercredi, ce à quoi tout le monde en ville s'attendait. Il tentera d'éclipser Sylvie Goneau et de défaire Maxime Pedneaud-Jobin lors de la course à la mairie de Gatineau, l'automne prochain.
À l'exception de la conseillère Denise Laferrière qui termine son 4e mandat, M. Tassé est l'élu qui a actuellement le plus de longévité autour de la table du conseil. Âgé de 63 ans, il représente les citoyens du district de Touraine depuis maintenant 12 ans. C'est sous le thème « c'est le début d'un temps nouveau » qu'il a lancé sa campagne devant une centaine de partisans enthousiastes.
Le téléphone de Denis Tassé a commencé à sonner lorsque les candidats pressentis à la mairie de Gatineau, Lawrence Cannon et Yves Ducharme, ont annoncé qu'ils ne seraient pas de la course. « Les gens me disaient que je ferais un bon maire, lance Denis Tassé. Je ne considère pas que je suis un prix de consolation pour ces militants. Je dirais plutôt que ma présence dans la course relève d'un concours de circonstances. »
Au fil des ans, M. Tassé a principalement été associé à une cause, celle de l'entretien des infrastructures. Il a d'ailleurs vivement milité depuis son arrivée en politique municipale pour l'instauration d'une taxe dédiée aux infrastructures ainsi que pour la mise en place d'une réserve cycle de vie servant à prévoir financièrement l'entretien des bâtiments municipaux. À l'aube de la campagne électorale, il ne semble pas avoir l'intention de se défaire de cette étiquette. 
« Les gens demandent qu'on arrange nos rues, lance-t-il. Il faut prendre les moyens pour s'occuper de nos rues. Nous le faisons déjà, mais il faut en faire beaucoup plus. Il faudra laisser de côté certains grands projets comme la bibliothèque centrale. Les gens n'en veulent pas. » 
M. Tassé compte sur sa capacité à attirer plus de développement économique sur le territoire de Gatineau pour financer les travaux d'infrastructures que les citoyens souhaitent voir se réaliser. « Pour faire plus de travaux, ça prend plus de sous, et pour faire plus de sous, ça prend du développent économique, soutient-il. Si je deviens maire, Gatineau ira chercher beaucoup plus d'investissements. C'est avec la construction qu'on vient à bout d'amasser des revenus de taxes. Il faut des projets résidentiels, commerciaux, industriels. Je vais faire un meilleur travail que le maire actuel en développement économique parce que je suis moi-même un homme d'affaires. »
Un maire indépendant
Denis Tassé est convaincu qu'après avoir essayé un chef de parti politique comme représentant, les Gatinois vont revenir à leurs anciennes amours et voteront pour un maire indépendant. « Ils veulent un maire capable de travailler avec tout le monde autour de la table et qui est capable d'apprécier le travail et les qualités des autres élus, estime M. Tassé. Ils ne veulent plus d'un maire qui ne fait que féliciter sa petite gang d'Action Gatineau. Nous avons un maire qui n'apprécie personne actuellement et qui n'est pas capable de dire merci. C'est un maire froid. Il n'y a pas de chimie au conseil, et ça, les gens le sentent. »
Il est encore trop tôt, selon M. Tassé, pour dévoiler des éléments de sa plateforme électorale. « On va avoir un plan, dit-il. On va avoir un cadre financier. »

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Les débats en campagne
«On va les choisir. Je ne vais pas me sauver. Je vais regarder la pertinence. Une chose est claire : ma campagne sera une campagne de terrain. Je vais serrer des mains. Je vais aller voir le monde. Les débats, ça finit toujours par tourner autour des mêmes affaires.»
Sylvie Goneau
«Je ne lui demanderai pas de se désister et de m'appuyer, même si elle pourrait décider de le faire. Ma campagne ne sera pas dirigée contre Mme Goneau. Moi, c'est contre le maire sortant que je vais faire campagne.»
Lien rapide de la STO vers l'ouest
«Le tramway, je n'ai pas vraiment analysé cette option-là. Je me souviens qu'on l'a fait pour le Rapibus et le rail c'est démesuré pour la ville qu'on a aujourd'hui.»
Projet Place des peuples
«Je suis contre la protection patrimoniale de ce quadrilatère. Ils font ça juste pour bloquer le projet des tours et moi, je ne veux pas bloquer ce projet, je veux l'accueillir.»
Les coupures dans l'administration
«Je suis toujours prêt à couper là où il y a du gras et il y en a.»