Le président de la STO, Gilles Carpentier

«Je ne suis pas là pour faire rouler des têtes»

Le syndicat des chauffeurs de la Société de transport de l'Outaouais (STO) ne ferme pas la porte à intensifier ses moyens de pression au cours des prochains jours. « Tout est désormais sur la table », lance le président, Félix Gendron, en ne rejetant pas du revers de la main la possibilité de déclencher une véritable grève générale d'ici quelques jours.
Ce dernier ajoute toutefois que ses membres gardent en tête les besoins de la clientèle de la STO dans toutes leurs décisions. « On veut faire attention », dit-il. 
Le torchon brûle entre le syndicat et l'employeur. M. Gendron accuse le président de la STO, Gilles Carpentier, de s'être récemment vanté qu'il « aurait la tête du président du syndicat », lors d'un événement en public. 
« Nous avons nos sources et nous n'allons pas les dévoiler, affirme M. Gendron. C'est déplorable qu'un politicien s'attaque personnellement à un président de syndicat. La seule volonté de la STO est de casser le syndicat et de nous faire dépenser notre argent sur le dos des contribuables. C'est la tactique de l'appauvrissement. C'est une stratégie épouvantable. »
Joint par Le Droit, Gilles Carpentier a d'abord refusé catégoriquement de commenter les accusations du président du syndicat des chauffeurs de la STO. « Je ne suis pas là pour faire rouler des têtes, a-t-il lancé après que le représentant du Droit ait insisté. Je ne suis pas du genre à vouloir nourrir des conflits. Je suis constructif. Je souhaite qu'on en arrive à une solution qui sera dans le meilleur intérêt de tout le monde, dans le meilleur intérêt de notre clientèle. »
Le syndicat tiendra une assemblée pour faire le point auprès de ses membres le 1er mars prochain. La possibilité de remettre les termes de la prochaine convention collective entre les mains d'un arbitre sera abordée, tout comme celle d'accentuer les moyens de pression. Le syndicat fera connaître ses intentions à la suite de cette assemblée.