Le Centre Robert-Guertin
Le Centre Robert-Guertin

Itinérance: le CISSSO opterait pour des modulaires dans le stationnement de Guertin

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
L’option du 117, rue Montcalm proposée par l’homme d’affaires Gilles Desjardins pour reloger les itinérants actuellement hébergés au Centre Robert-Guertin est trop coûteuse et prendrait trop de temps à mettre en place, affirme le directeur des programmes en santé mentale et dépendances du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, Alain Godmaire. 

En entrevue au 104,7 FM mercredi matin, M. Godmaire a affirmé que le CISSSO privilégiait maintenant l’installation de modulaires dans le stationnement du Centre Robert-Guertin, une option moins chère et plus rapide à réaliser. 

«Le 117, rue Montcalm est encore sur la table, mais les délais nous amenaient plus loin en 2021, avec des coûts plus importants que les modulaires, a indiqué M. Godmaire. On évalue le scénario des modulaires. On est en attente des plans finaux. On a demandé certains ajustements dans les plans qui nous ont été proposés et la firme va nous refaire une estimation des échéanciers et des coûts. Le fait de devoir libérer Guertin nous a forcés à mettre de côté certains scénarios pour des questions de délais.»

M. Godmaire a expliqué au micro de l’animateur Michel Langevin que le CISSSO aurait voulu se positionner clairement la semaine dernière, mais que l’évaluation du dossier a été plus longue que prévu en raison des arrangements à faire avec la Ville de Gatineau pour l’utilisation des services municipaux. Ces modulaires qui devront accueillir plusieurs dizaines d’itinérants pour la période hivernale et probablement plusieurs mois supplémentaires comprendront des espaces communs, des douches, des salles de toilette et des chambres pour loger les gens. Le CISSSO souhaite être en mesure d’ouvrir ces modulaires à temps pour le 1er décembre prochain. 

L’intervention publique du CISSSO dans ce dossier survient 24 heures après la sortie publique dans Le Droit du directeur général de la Soupe populaire de Hull, Michel Kasongo, qui affirmait que contrairement à des affirmations récentes des autorités du réseau de la santé et municipales, le Centre Robert-Guertin était à pleine capacité et que cela avait forcé les intervenants à refuser l’accès à des gens en situation d’itinérance.