La conseillère Renée Amyot
La conseillère Renée Amyot

Itinérance à Gatineau: les deux mains dans la «médiation sociale»

Un peu à l’image des efforts qu’elle déploie pour rendre ses installations plus accessibles aux aînés et aux personnes handicapées, la Ville de Gatineau entend, d’ici trois ans, faire des aménagements à certaines de ses installations municipales et certains parcs afin de les rendre plus accueillants pour la population itinérante.

Ces interventions ne pourront cependant pas se faire de manière isolée, notre la conseillère Renée Amyot. Elles devront être accompagnées de tout un volet de « médiation sociale » qui permettra de désamorcer les crises avant qu’elles surviennent. « Il y a des quartiers plus touchés que d’autres où les enjeux peuvent être très différents, dit-elle. On veut financer un poste de travailleur communautaire qui sera sur le terrain, avec le voisinage et les commerçants. On entend faire un projet par année dans chaque quartier où il y a une problématique d’itinérance. » Mme Amyot est convaincue d’une telle initiative aura un impact direct sur l’harmonie entre les itinérants et le voisinage. 

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Des services incomplets et décousus

Se droguer en sécurité dans le centre-ville

La collaboration des organismes sera nécessaire pour aider la Ville à bien comprendre les enjeux sur le terrain. « Ils ont les deux mains dedans, c’est leur rôle, salue Mme Amyot. Nos attentes, c’est qu’ils collaborent avec nous, pour que nos actions communes soient efficaces. »

Mme Amyot reconnaît que les dernières semaines ont été tendues entre la Ville et les groupes communautaires en itinérance. Le démantèlement du campement du ruisseau de la Brasserie et la succession de crises qui ne semble pas vouloir s’arrêter à Gatineau ont laissé des traces. « Mais on n’est pas en confrontation, insiste Mme Amyot. On ne s’entend pas sur tout. On peut avoir des approches idéologiques qui diffèrent, mais ultimement, on a le même objectif et on s’entend sur la plupart des choses. »