L'intersection de la rue Chambord et du boulevard Lorrain, à Gatineau, a été le théâtre d'un autre accident grave.

Intersection dangereuse: «la Ville est prête à faire son travail»

La sérieuse collision qui s'est produite dimanche à une intersection du boulevard Lorrain, à Gatineau, n'est malheureusement qu'une parmi tant d'autres, déplorent une citoyenne et sa conseillère municipale.
Une automobiliste de 47 ans a été gravement blessée dimanche vers 17 h, à l'intersection du boulevard Lorrain et du chemin de Chambord.
Il s'agit de la même intersection où une adolescente a perdu la vie, en juin dernier. Élizabeth Graham-Welton, une cycliste de 13 ans, a été happée sur Lorrain, du côté du chemin Blanchette. Elle tentait de traverser le boulevard.
Les deux chemins perpendiculaires, qui forment l'intersection sur cette partie du boulevard, sont légèrement décalés l'un par rapport à l'autre.
Cette configuration est un premier problème à la sécurité des passants.
Aucun trottoir ni piste cyclable n'y est aménagé.
La limite de vitesse de 70 km/h à cet endroit préoccupe les résidents du secteur, comme Suzanne Lizotte.
« C'est presque chaque semaine (les collisions), entre le rang 6 et l'autoroute 50, dit-elle.
Mme Lizotte habite tout près du lieu de l'accident de dimanche, et du drame mortel de juin dernier.
Dimanche, l'automobiliste aurait voulu tourner à gauche, sur Chambord, lorsqu'une camionnette l'aurait emboutie par-derrière. La voiture a été poussée sur un poteau.
La conseillère municipale Sylvie Goneau indique que le dossier a été confié à la Commission de la sécurité publique et de la circulation, et qu'une résolution a été déposée pour demander au ministère québécois des Transports de modifier la configuration de l'endroit.
«La Ville est prête à faire son travail. Le but est de commencer les démarches en 2017, pour qu'au pire, les travaux soient faits en 2018.»
Lorsque les automobilistes veulent effectuer un virage à gauche à cette intersection, ils sont souvent vulnérables à ceux qui suivent de trop près.
Il n'y a qu'une seule voie, et pas d'accotement.
Mme Lizotte espère que la vitesse soit réduite, et que des feux de circulation soient installés. 
«Le ministère dit que c'est davantage la configuration que la vitesse, le problème. Moi, je pense que ce sont les deux.»