Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) songe à déménager le refuge temporaire installé au Centre Robert-Guertin vers le 55, rue Marengère, puisqu’il doit remettre l’aréna aux Olympiques le 21 août.
Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) songe à déménager le refuge temporaire installé au Centre Robert-Guertin vers le 55, rue Marengère, puisqu’il doit remettre l’aréna aux Olympiques le 21 août.

Inquiétudes sur l’emplacement d’un centre d’hébergement d’urgence à Gatineau

La venue possible d’un centre d’hébergement d’urgence pour itinérants dans un secteur résidentiel de Pointe-Gatineau suscite des inquiétudes chez des résidents du quartier, et soulève des questions chez des intervenants.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) songe à déménager le refuge temporaire installé au Centre Robert-Guertin vers le 55, rue Marengère, puisqu’il doit remettre l’aréna aux Olympiques le 21 août.

«Le CISSS de l’Outaouais est toujours à regarder les options possibles. Nous n’avons pas d’autre information pour l’instant. Nous vous tiendrons au courant des développements», a indiqué l’organisme de santé dans un courriel.

En entrevue avec Le Droit, la conseillère municipale du district de Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau, a dit avoir plusieurs questions pour le CISSSO concernant l’idée.

«Qu’est-ce qui fait que ce lieu-là est vraiment jugé le meilleur ? Combien de temps le projet sera là ? Avec quelles ressources cela viendra-t-il pour la population itinérante, mais aussi pour le voisinage pour s’assurer d’une bonne cohabitation ? C’est important pour moi qu’il y ait des réponses à toutes ces questions, et qu’elles soient rassurantes pour le quartier», a partagé Mme Nadeau

«Mais d’un point de vue purement humain, je ne refuserai jamais un endroit à l’abri pour des gens qui ont nulle part où aller, a continué la politicienne municipale. Si le CISSSO à l’ultime juge que c’est cet édifice, je vais oui poser des questions, être vigilante et vouloir que la cohabitation se fasse dans l’intérêt du bien-être de la communauté. Je suis pour qu’on trouve un endroit pour ces gens, et je suis pour que ça se fasse d’une façon rassurante pour la population.»

Le fondateur de l’organisme Itinérance Zéro, Ben Leblanc, lui aussi souhaite voir une coordination des organisations afin d’assurer la cohabitation du centre d’hébergement d’urgence avec les citoyens de la communauté.


« Il y a des intervenants qui sont engagés. Si quelqu’un à l’extérieur ne va pas bien, il faut s’assurer de le prendre en charge. »
Ben Leblanc

«Il n’y aura jamais d’endroit miracle dans le sens où ça va prendre plus d’encadrement que dans la formule actuelle», a lancé M. Leblanc.

«C’est sûr que s’il n’y a qu’un encadrement minimum, peu importe où on les mettra, ça ne fera jamais l’affaire. On ne pourra pas venir à bout de rallier de bons voisinages entre les deux parties s’il n’y a pas de suivi ou de contrôle à même le terrain et aux alentours», a-t-il enchaîné.

«Il y a des intervenants qui sont engagés. Si quelqu’un à l’extérieur ne va pas bien, il faut s’assurer de le prendre en charge, a continué M. Leblanc. Si ça se fait dans les règles de l’art, il n’y aura aucun problème. Mais si ce n’est pas fait et qu’il y a un laisser-aller, je pense que l’expérience sera mémorable, mais pas pour les bonnes raisons.»

Une pétition en ligne demande à ce que le refuge soit localisé à un endroit autre qu’au 55, rue Marengère, «loin des jeunes familles».

«Plusieurs familles avec des jeunes enfants habitent ce quartier. Les citoyens sont très inquiets pour leurs familles ainsi que leurs enfants. Cette décision qui est très préoccupante pour les familles car lorsque l’on parle d’itinérance il y a drogues, seringues, vols et violences. La sécurité des citoyens est compromise ainsi que la quiétude du quartier», indique la pétition qui avait reçu 73 signatures en date de lundi soir.