Inondations: Gatineau pas certaine de pouvoir protéger les quartiers avant le printemps

La Ville de Gatineau n’est pas certaine de pouvoir obtenir les autorisations nécessaires du gouvernement du Québec pour réaliser des travaux qui permettraient de protéger, avant le printemps prochain, des zones résidentielles touchées lors des inondations de 2017 et 2019.

Gatineau est touchée par les restrictions de la zone d’intervention spéciale (ZIS) décrétée par le gouvernement en juillet, au même titre que les citoyens, a laissé savoir Maxime Pedneaud-Jobin, mercredi matin. Ces derniers sont d’ailleurs 292 à Gatineau à avoir demandé l’exclusion de la zone. Bon nombre d’entre eux devraient cependant essuyer un refus, prévoit déjà le maire. 

«Les citoyens qui parce que leur maison était au sec jugent qu’ils ne devraient pas être dans la zone, mais qu’il y avait de l’eau partout autour de la maison, du point de vue du gouvernement, ce retrait n’est pas recevable, a-t-il expliqué. On sait déjà que bon nombre des demandes ne pourront pas être acceptées. Les lettres et l’information doivent partir dans les jours ou semaines qui viennent.»

L’imposition du moratoire sur la construction et la reconstruction de bâtiments à l’intérieur de la ZIS touche aussi l’administration municipale et les travaux d’infrastructures qu’elle pourrait juger pertinents pour sécuriser certaines zones résidentielles touchées. 

«Ça va prendre des autorisations et je ne sais pas si le gouvernement voudra les donner, a mentionné le maire Pedneaud-Jobin. […] Ça pourrait être impossible.» Québec hésiterait à accorder des dérogations en raison de l’effet domino qu’elles pourraient avoir dans l’ensemble de la ZIS. 

Sept ministères réfléchissent actuellement à l’intervention gouvernementale globale qui sera éventuellement mise de l’avant dans les zones inondables. Le maire de Gatineau entrevoit des travaux qui pourraient s’échelonner sur «des années». 

«On sait déjà que ce sera en années, a-t-il dit. Mais ça presse. On ne peut pas laisser les gens bien des années dans des situations aussi difficiles. Nous, on espère pouvoir prendre des décisions dans les prochains mois pour protéger des secteurs pour le printemps prochain. Mais si on se parle franchement, les grandes décisions vont prendre des années.»