La crue printanière n’est pas encore officiellement commencée dans la région, mais elle ne saurait tarder, selon la CPRRO.

Indicateurs encourageants pour la crue printanière à Gatineau

La crue printanière n’est pas encore officiellement commencée dans la région, mais elle ne saurait tarder, précise Manon Lalonde, ingénieure en chef de la Commission de la planification de la régularisation de la rivière des Outaouais (CPRRO). Il est trop tôt, dit-elle, pour faire une quelconque prévision sur ce à quoi pourrait ressembler la crue 2020, mais certains indicateurs sont encourageants.

À l’heure actuelle, les niveaux d’eau et les débits sur le tronçon principal de la rivière sont près des normales de saison et devraient augmenter légèrement au cours des prochains jours. La vidange des principaux réservoirs du bassin versant se poursuit en préparation de la crue.

«Nous surveillons particulièrement la quantité de neige au sol autour du bassin versant, note Mme Lalonde. Nous avons des capteurs à une centaine d’endroits différents. Les quantités sont variables d’un endroit à l’autre. Il y a généralement plus de neige qu’en moyenne, mais il y en a moins qu’en 2019 et ça, c’est une bonne nouvelle.»

La CPRRO garde un œil attentif sur la météo des prochains jours. Les quantités de pluie et les variations du mercure sont deux indicateurs de risque pertinents. «Pour l’instant, nous avons des températures plus élevées que la normale et c’est une bonne chose parce que ça aide la neige à fondre un peu plus rapidement, explique Mme Lalonde. Nous avons régulièrement des températures au-dessus du point de congélation le jour, et en dessous la nuit. C’est parfait pour contrôler la fonte.»

Si rien n’est encore gagné, la situation peut quand même être placée dans la colonne des bonnes nouvelles pour les sinistrés des inondations de 2017 et 2019. Le gouvernent du Québec a précisé, lundi, qu’en cas d’inondation, aucun centre de sinistrés ne pourra être ouvert et le recours aux bénévoles sera interdit, en raison de la lutte à la propagation de la COVID-19.

«Je tiens à dire qu’il n’y a pas de raison de croire, au moment où on se parle, qu’il y aura des inondations, les indicateurs ne vont pas dans ce sens-là, a insisté le maire Maxime Pedneaud-jobin. Mais il faut quand même que les gens voient comment ils pourraient arriver à s’héberger. Ils doivent réfléchir à des alternatives. Ils doivent être le plus autonome possible.»

Les températures froides du printemps dernier, jumelées à de fortes pluies qui avaient provoqué une fonte accélérée avaient été les principaux éléments qui ont mené à la crue historique de 2019. «Nous aurons bientôt terminé de vider les réservoirs, ajoute Mme Lalonde. Ils seront prêts pour accueillir les eaux de la fonte dans le nord.»

La crue printanière est déjà amorcée dans les rivières Nation et la Rideau, mais il n’y a rien de particulier à souligner à cet effet en ce moment.