Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, accompagné du député fédéral de Gatineau et secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Steven MacKinnon.
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, accompagné du député fédéral de Gatineau et secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Steven MacKinnon.

Impatience dans le logement: le fédéral dit vouloir atteindre des objectifs

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a beau hausser le ton une fois de plus, ce mercredi, face à la volonté du gouvernement fédéral d’imposer ses conditions au Québec pour conclure une entente de 1,5 milliard $ sur le logement abordable, le ton du gouvernement Trudeau ne change pas d’un iota.

«Il est évident que nous sommes poussés et motivés à injecter des fonds en matière de logement, mais le gouvernement du Canada a des objectifs et ils sont tous connus dans notre stratégie nationale en la matière, a affirmé le député fédéral de Gatineau et secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Steven MacKinnon. Pour l’instant nous poursuivons les discussions sur ces attentes et objectifs avec le gouvernement du Québec. Il est parfois compliqué pour le fédéral d’en venir à une entente avec les gouvernements provinciaux.»

Québec est la dernière province à ne pas s’être entendue avec Ottawa sur le financement du logement abordable. Les signes d’impatience provenant des maires des grandes villes du Québec se sont multipliés au cours des derniers mois. La semaine dernière, à un jet de pierre du bureau du maire Pedneaud-Jobin, le fédéral soulignait une subvention de 11 millions $ pour la construction de 700 nouveaux logements abordables à Ottawa. 


« Pour l’instant nous poursuivons les discussions sur ces attentes et objectifs avec le gouvernement du Québec. Il est parfois compliqué pour le fédéral d’en venir à une entente avec les gouvernements provinciaux. »
Steven MacKinnon, député de Gatineau

Le maire de Gatineau a l’habitude de peser ses mots dans ses déclarations publiques, surtout lorsqu’ils concernent ses partenaires des gouvernements supérieurs. Il affirme aujourd’hui, dans un texte publié dans Le Droit être en «colère». «Et je ne suis pas le seul, nous sommes plusieurs maires dont la patience est à bout», dit-il.

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En février dernier, dans le cadre du caucus des maires des grandes villes de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), le maire Pedneaud-Jobin, entouré des maires de Québec, Montréal, Laval et Longueuil, n’arrivait déjà plus à dissimuler son impatience dans ce dossier. «Ça prend plus d’argent dans le système et j’accepte mal que ça prenne autant de temps à signer cette entente, déclarait-il au Droit. Il n’y a aucune justification. Ils doivent signer et signer au plus vite parce qu’une fois que c’est signé, il faudra encore attendre que l’argent se rende sur le terrain.»

M. Pedneaud-Jobin répète depuis des mois que, selon lui, le fédéral n’a pas à tenter de modifier les règles de financement en matière de logement avec le gouvernement provincial. «Le programme en place au Québec, Accès Logis, fonctionne bien, disait-il cet hiver. Il est connu de tous les partenaires en logement sur le terrain et les liens entre la province et les villes sont clairement définis.»