L’historienne-conseil, Michelle Guitard (centre) s'oppose au compromis proposé par les résidents du quartier du Musée.

« Il y a eu suffisamment de compromis dans ce centre-ville » — Michelle Guitard

Le compromis proposé par les résidents du quartier du Musée ne fait pas l’unanimité.

Deux des trois signataires de la demande de citation patrimoniale n’appuient pas la démarche mise de l’avant par le conseiller Cédric Tessier et la représentante des résidents, Marie-Josée Marziliano. 

« Il y a eu suffisamment de compromis dans ce centre-ville au cours des dernières décennies, il n’y a plus de place pour des compromis, surtout pas dans ce quartier », lance sans détour l’historienne-conseil et auteur de l’ouvrage Le quartier du Musée : histoire et architecture, Michelle Guitard. 

Le président de la Société d’histoire de l’Outaouais, Michel Prévost, abonde dans le même sens. 

Mme Guitard et lui maintiennent la position de principe qu’ils défendent depuis le début dans ce dossier. 

« On dit souvent que la politique, c’est l’art du compromis, mais ce n’est pas notre approche, affirme M. Prévost. Selon nous, l’aspect patrimonial de l’Académie Sainte-Marie est très important et doit faire partie de l’intégrité du quartier. Il ne faut pas commencer à grignoter dans le périmètre de protection. » 

Selon Mme Guitard, l’Académie Sainte-Marie fait partie intégrante du quartier et elle ne doit pas être « cloisonnée et isolée » du reste du secteur. 

« Le quartier du Musée, ce n’est pas juste des maisons, dit-elle. C’est aussi les institutions qui ont fait partie de la vie de l’endroit. »  

Mme Marziliano affirme avoir le plus grand respect pour la position défendue par les deux autres cosignataires de la demande de citation. 

« Ils sont en désaccord avec la souplesse qu’on envisage, nous respectons ça, nous allons continuer de travailler ensemble », dit-elle.