Caroline Brunet, adjointe administrative à la Coopérative d’habitation Reboul, a déposé une plainte pour harcèlement auprès de son employeur. Une plainte qui a été acceptée et causée l’expulsion de Robert Gratton de la coop.

«Il m’a rendue malade»

Le passage de Robert Gratton comme membre et trésorier à la Coopérative d’habitation Reboul, à Hull, au tournant de 2010, s’est avéré être un «véritable cauchemar» pour Caroline Brunet, qui y était alors adjointe administrative.

Après l’arrivée de M. Gratton, les choses ont rapidement dégénéré, raconte Mme Brunet, qui était entre autres responsable de la comptabilité de la coop. «Il m’a rendue malade, atteste-t-elle. Il m’a attaquée personnellement, pendant des mois. Il a fait de la diffamation et plusieurs atteintes à ma réputation. Il s’est attaqué à mon intégrité et à mes compétences. Encore aujourd’hui, j’angoisse si je sais que cet homme est dans les parages. Juste de savoir que j’allais raconter tout ça à un journaliste m’a empêché de dormir la nuit dernière.»

N’en pouvant plus des attaques répétées de M. Gratton et voyant que ce qu’elle vivait au bureau commençait à nuire à sa vie familiale et personnelle, Mme Brunet a décidé de déposer une plainte pour harcèlement auprès du conseil d’administration de Reboul, qui était son employeur. Il y a eu enquête du conseil d’administration, M. Gratton a été forcé de quitter le conseil d’administration et a ensuite été expulsé de la coopérative.

Robert Gratton ne nie pas ces incidents survenus à Reboul. Il affirme d’ailleurs avoir «payé très chèrement» en étant expulsé de la coopérative. Mais encore aujourd’hui, il maintient ses allégations de l’époque. «Elle n’avait pas les compétences pour occuper son poste, lance-t-il. Ça prenait quelqu’un d’autre avec de l’expertise. L’administration de la gestion financière, ce n’était pas fort son affaire, mais c’est mon opinion. Je suis un professionnel dans ce domaine.»

Quant aux accusations de harcèlement, M. Gratton affirme qu’il faut en prendre et en laisser. «Elle a dit que j’ai crié après elle, raconte-t-il. Ce n’est même pas après elle que je criais, c’était après le responsable de l’entretien. Cette dame ne se mêlait pas de ses affaires.»