Huis clos sur les poubelles à Gatineau

Ça jase poubelles à huis clos à la Ville de Gatineau, ce mercredi matin. Le comité exécutif doit faire le point sur les nombreux retards qu’accuse Derichebourg depuis quelques mois dans la collecte des déchets. Au terme de l’exercice, les Gatinois pourraient devoir essuyer une baisse du niveau de service afin de permettre à la multinationale européenne de reprendre le contrôle sur ses opérations.

En mêlée de presse, le président du comité exécutif, Cédric Tessier, s’est abstenu de tout commentaire concernant la discussion qui allait débuter quelques minutes plus tard sur ce dossier qui retient passablement d’attention depuis plusieurs semaines. «La semaine prochaine, on s’en vient en public», a-t-il répondu à trois reprises lorsque questionné par les médias sur les enjeux qui doivent être traités à huis clos concernant Derichebourg. 

La semaine dernière, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n’a pas fermé la porte à une possible réduction de service dans la collecte des matières résiduelles. «Je ne sais pas à ce point-ci si ça pourrait être une avenue, a-t-il affirmé. On va voir l’ampleur du problème et les autres solutions qu’on peut mettre en place. Avant de réduire les services, on va essayer toutes sortes d’autres affaires.»

Le maire est toutefois demeuré très vague sur ce que pourraient représenter ces «autres affaires». Les discussions des dernières semaines entre la Ville et les représentants de Derichebourg portent notamment sur l’organisation du travail et les horaires de collecte. Le maire a laissé entendre que des modifications aux horaires de collecte pourraient être une avenue envisagée pour permettre à l’entreprise d’offrir un service plus constant. 

Année d’option

La discussion à huis clos de mercredi devrait aussi porter sur la possibilité de la Ville de Gatineau de se prévaloir de la première année d’option prévue au contrat signé en 2017 avec Derichebourg. Le contrat d’une valeur de 45 millions $ compte trois années optionnelles à partir de 2021. Le maire a indiqué, il y a une semaine, qu’une décision à cet effet doit être prise avant Noël. 

La semaine dernière, en entrevue avec Le Droit, le syndicat Unifor a jeté le blâme sur les conditions salariales et les relations de travail chez Derichebourg pour expliquer la pénurie de main-d'oeuvre qui afflige l'entreprise.