La conseillère du district de Bellevue et candidate à la mairie, Sylvie Goneau

Guertin: Goneau ne «prend pas ça comme une défaite»

Le maire de Gatineau et les opposants au projet de loi privé 227 qui a été étudié mercredi en commission parlementaire reviennent de Québec avec une lecture totalement différente des événements. 
Malgré l'appui unanime de la commission au projet du futur aréna Guertin et l'enthousiasme avec lequel les députés ont accepté de recommander l'adoption du projet de loi privé à l'Assemblée nationale, la candidate à la mairie, Sylvie Goneau et l'aspirant candidat à la mairie Denis Tassé, affirment qu'il ne faut pas voir ça comme une défaite politique pour eux. 
« Je ne prends pas ça comme une défaite, le projet de loi a nécessité un amendement, c'est un signe de faiblesse du projet de loi », avance Mme Goneau.
Se gardant bien de pavoiser, Maxime Pedneaud-Jobin, a indiqué, jeudi matin, qu'il s'attendait à une réception plus que positive de la commission sur l'Aménagement du territoire. « On savait que le projet suscitait beaucoup d'enthousiasme, mais d'avoir un appui aussi fort et unanime, ça fait chaud au coeur, a-t-il affirmé. Le projet de loi a été étudié en fonction de son impact sur le reste du Québec et on sort de là en se faisant dire qu'il est à ce point novateur qu'un jour il pourrait mener à une loi qui permettrait ce modèle partout au Québec. »
Référendum
Le maire précise qu'il savait depuis « un bon moment » que le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, allait proposer un amendement pour que le projet soit soumis à un processus référendaire. Selon lui, la démarche ne va qu'augmenter la légitimité du projet qu'il défend depuis des mois. 
« Le consensus est tellement grand, je n'ai aucune inquiétude sur l'ouverture d'un registre, dit-il. C'est bien que le citoyen qui souhaite s'opposer ait l'opportunité de le faire, mais le nombre de signatures nécessaires pour aller en référendum est tellement élevé que ça va prendre toute une mobilisation pour bloquer le projet. »
Mme Goneau et le conseiller Denis Tassé semblent cette fois résignés devant le processus référendaire. « Je ne sais pas s'il y aura assez de signatures, mais je ne pense pas que c'est à moi d'aller chercher 14 000 signatures », a indiqué la candidate à la mairie. Elle ajoute qu'un processus référendaire ne permettra pas plus aux citoyens de savoir si le projet sur la table est le meilleur possible et surtout le plus économique. « Il n'y a pas de comparable, dit-elle. Les gens vont voter sur un seul projet. »
Denis Tassé lance pour sa part carrément la serviette. « On peut s'entendre qu'il n'y aura pas les 14 000 signatures nécessaires, dit-il. Je ne vais pas sortir les pancartes pour inciter les gens à aller signer le registre. Ce que je comprends c'est que les gens sont prêts à prendre tout ce qui passe dans ce dossier pour simplement pouvoir passer à autre chose. »
L'aspirant candidat à la mairie affirme avoir fait son devoir d'élu dans ce dossier. « Nous ne saurons jamais si nous avons eu le meilleur prix, dit-il. Mon devoir était de soulever cet élément et on ne pourra jamais me reprocher de l'avoir fait. »