Brigil a offert au CISSSO d’héberger les sans-abri au 217, rue Montcalm, dans le secteur Hull.
Brigil a offert au CISSSO d’héberger les sans-abri au 217, rue Montcalm, dans le secteur Hull.

Guertin : Brigil propose un de ses établissements

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
La société immobilière gatinoise, Brigil, propose l’un de ses établissements comme futur site pouvant accueillir les sans-abri qui sont présentement réfugiés dans le centre Robert-Guertin.

Brigil a offert au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) d’héberger les sans-abri au 217, rue Montcalm, dans le secteur Hull.

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« Cet emplacement répond à la majorité des critères requis. C’est au centre-ville, c’est tout près d’une station du Rapibus et ce n’est pas loin du Gîte Ami. Je crois que ça peut être une bâtisse idéale pour des besoins communautaires », explique le président et fondateur de Brigil, Gilles Desjardins, en entrevue avec Le Droit.

Rappelons que le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a mentionné au Droit mercredi que la présence des sans-abri dans le « Vieux-Bob » allait se poursuivre encore quelques mois.

Les Olympiques en sont venus, au cours des dernières heures, à une entente avec la Ville de Gatineau et le CISSSO pour repousser les échéanciers et ainsi permettre l’étude de nouveaux sites potentiels. L’étude devrait s’échelonner sur une période de 10 jours.

Malgré tout, les Olympiques ne pourront renouer avec leur domicile avant les mois de décembre ou janvier.

« Nous étudions plusieurs options présentement. Actuellement, aucun lieu étudié ne permet un déménagement rapide puisque des travaux d’aménagement seront nécessaires. C’est pourquoi un délai de quelques mois est requis avant d’envisager un déménagement », a indiqué le CISSSO dans un courriel au Droit mercredi.


« Selon mes informations, ça pourrait être une excellente option. »
Gilles Desjardins

Cependant, selon M. Desjardins, l’établissement qu’il propose, qui est une ancienne école, pourrait se transformer en refuge assez rapidement.

« Il y a de la disponibilité maintenant. Il y a déjà beaucoup de salles de bain. Il n’y a pas de douches, mais ça pourrait facilement être installé d’ici deux semaines. Même chose pour une cuisine, ça peut être installé rapidement. On parle de maximum un mois, mais des gens pourraient dormir là dès aujourd’hui. »

Un refuge permanent ?

Selon M. Desjardins, si le CISSSO devait emboîter le pas et choisir cette option, cela pourrait devenir un projet « intéressant à long terme ».

« On a toujours voulu être actif dans notre communauté, si c’est bon pour la municipalité, on est prêt à aider. Si ça peut devenir un refuge permanent et qu’on voit que ça fonctionne bien, c’est sûr qu’on est ouvert à l’idée. »

« Si une autre option répond mieux [aux besoins du CISSSO], tant mieux. Mais selon mes informations, ça pourrait être une excellente option », enchaîne-t-il.