Goneau accuse Tassé d’induire la population en erreur

Sylvie Goneau continue d’attaquer Denis Tassé sur la rigueur de ses engagements électoraux. Les deux adversaires dans la course à la mairie de Gatineau n’en sont pas à leurs premiers accrochages depuis le début de la campagne et la journée de jeudi ne fait pas exception.

La candidate indépendante accuse M. Tassé d’« induire les citoyens en erreur » avec un cadre financier douteux et de faire un « show de boucane pour gagner des votes ». Ce dernier a peiné, mercredi, à expliquer les détails de son plan financier lors de sa présentation devant les médias. « Ce plan maladroitement présenté induit les citoyens en erreur, a indiqué Mme Goneau par voie de communiqué de presse. Depuis le début de la campagne, il donne l’impression que les investissements débuteront le jour un. Allons, ce n’est pas sérieux. »

Mme Goneau reproche depuis plusieurs jours à M. Tassé de vouloir endetter les Gatinois de 100 millions $. Cette dernière affirme se demander comment son adversaire a pu tenir les cordons de la bourse au conseil municipal avec un tel plan financier. « Un plan qu’il n’a même pas pu expliquer et défendre devant les médias », a-t-elle ajouté. 

Quant à M. Tassé, il a répété, jeudi, après la publication de la deuxième partie du sondage Segma Recherche réalisé pour le compte du Droit et du 104,7 Outaouais qu’il était « très confiant » de remporter l’élection du 5 novembre prochain. 

Ce sondage démontrait que, selon la majeure partie des répondants, la réfection des routes devrait être la priorité du prochain conseil. « Mes priorités sont exactement les mêmes que celles exprimées par la population, a-t-il indiqué, lui aussi par voie de communiqué de presse. On sait déjà que c’est une course à deux. La population a maintenant un choix clair entre un candidat qui répond aux priorités de la population et un candidat qui promet que vous aurez les taxes les plus élevées et qui ne répond pas aux priorités de la population. »

Le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin devrait réagir plus tard mercredi.