Le conseiller Gilles Carpentier

Gilles Carpentier présente ses excuses à Vision centre-ville

Le conseiller Gilles Carpentier a offert ses excuses à Vision centre-ville (VCV) et admet que ses paroles tenues il y a quelques semaines à l'endroit de l'organisme ont dépassé sa pensée. 
Le président de Vision centre-ville, Nicholas D'Aoust, et M. Carpentier se sont expliqués dans le blanc des yeux, mercredi midi. Ils ont dîné ensemble pour revenir sur la sortie du conseiller qui avait affirmé, au début du mois, dans la foulée de la présentation sur la création d'une table de concertation dans le centre-ville, que l'organisme ne remplit pas son rôle et qu'il devait avouer son échec. 
«Des fois on s'emporte et on affirme des choses qui ne reflètent pas notre pensée, a admis M. Carpentier. Je me suis excusé auprès de M. D'Aoust et de toute son équipe. J'ai utilisé des mots trop forts. Ce n'était pas très gentil ce que j'ai fait.»
La discussion qui s'est terminée par une «solide poignée de main» a permis aux deux hommes d'avoir un échange «constructif et fructueux». Le président de VCV a salué le «geste de respect» du conseiller Carpentier. «Nous sommes heureux de constater l'intérêt de M. Carpentier pour le centre-ville et nous avons convenu de nous parler plus souvent, mais en dehors de l'espace public, a indiqué M. D'Aoust. Le rôle de VCV et les limites de notre mandat ont été clarifiés et nous regardons droit devant à partir d'aujourd'hui.»
Les mots durs en moins, M. Carpentier a ajouté que son intervention controversée du début du mois, sur le fond des choses, demeurait cohérente avec ce qu'il défend à la table du conseil. «La reddition de compte et l'efficacité sont des choses importantes pour moi», dit-il. Ce dernier s'attend à ce que le prochain protocole liant Gatineau à VCV soit plus précis sur la mission et la raison d'être de l'organisme. 
La sortie de M. Carpentier et de la conseillère Denise Laferrière avait provoqué une véritable levée de boucliers dans le centre-ville. Le président de VCV avait dit avoir l'impression de se «faire cracher dans le dos». Mme Laferrière n'est pour sa part pas entrée en contact avec VCV depuis l'incident. Plusieurs ont vu dans ces sorties publiques une manière d'attaquer le maire Maxime Pedneaud-Jobin d'une façon détournée. «En ce qui me concerne, ça n'a absolument rien à voir, insiste M. Carpentier. Ma sortie était motivée uniquement par la saine gestion des deniers publics.»