Myriam Nadeau, la présidente de la Société de transport de l’Outaouais, a tenu à rappeler aux députés élus lundi que le transporteur tenait à son train léger.

Gatineau veut un train léger, rappelle la présidente de la STO

Le premier ministre désigné du Québec et chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, n’a pas refoulé son enthousiasme envers le projet de train léger à Gatineau pendant la campagne électorale, mais il demeure celui qui a été le plus flou dans son engagement à réaliser l’infrastructure de transport souhaité par le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, pour désengorger l’ouest de la ville.

Alors que le projet de train léger entre le secteur Aylmer et le centre-ville était vivement défendu par l’ancien ministre des Transports du Québec et député de Pontiac, André Fortin, M. Legault et son équipe, notamment sa candidate dans Hull, Rachel Bourdon, ont soufflé le chaud et le froid, particulièrement sur la hauteur du financement que Québec pourrait y accorder. 

Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec s’étaient respectivement engagés à investir 1,5 milliard $ et un milliard $ dans le projet, ce qui représentait essentiellement la part du gouvernement provincial pour inscrire le train au programme fédéral d’infrastructures de transport en commun. 

En campagne, le chef caquiste n’est pas allé jusque là. « On est prêt à financer notre part », avait-il dit avant d’ajouter, lors d’une entrevue avec Le Droit, attendre « plus d’information avant de s’engager sur des montants ». 

Quelques semaines plus tôt, M. Legault avait publiquement appuyé la position prise par Mme Bourdon qui se disait favorable au projet, mais que le cadre financier devait être revu. 

Cette dernière avait précédemment affirmé que la CAQ serait disposée à réévaluer le financement du projet. 

Le coût du train léger entre le secteur Aylmer et le centre-ville de Gatineau est pour l’instant estimé à 2,1 milliards $. Si le prochain gouvernement du Québec décide de l’inscrire au programme fédéral en infrastructure, la province devra assumer 50 % de la facture. 

La présidente de la Société de transport de l’Outaouais (STO), Myriam Nadeau, a affirmé qu’elle allait commencer par laisser le nouveau gouvernement s’installer et elle a ajouté que de toute façon, le travail est déjà amorcé. « La STO et la Ville ont mis un projet préliminaire sur la table et on va continuer le travail avec nos partenaires, le ministère [des Transports] et Ottawa, a-t-elle affirmé. Le comité directeur a déjà lancé l’étude. Le mandat pour la réaliser est octroyé. On a un objectif et on reste sur notre lancée. Notre message et notre ambition ne changent pas. On va travailler avec la députation pour pousser cette priorité-là auprès du gouvernement. »

L’étude complémentaire du projet devant préciser les détails financiers du projet doit être remise au plus tard le 31 mars 2020.