Gatineau pourrait entre autres s'inspirer du modèle adopté par la Ville de Montréal.

Gatineau veut se doter d’une stratégie de lutte à l’itinérance

La Ville de Gatineau veut mieux s’occuper des itinérants sur son territoire. La commission Gatineau, ville en santé a posé, jeudi, le premier jalon d’une vaste démarche qui lui permettra, à terme, de préciser l’étendue de rôle et des responsabilités de la Ville face à cette clientèle souvent désorganisée et aux prises avec différents problèmes sociaux et de santé. Elle compte déposer ses recommandations au conseil municipal à l’automne 2019.

La présidente de la commission, Renée Amyot, rappelle que tout un travail préalable a été réalisé par l’ensemble des partenaires dans le domaine, dont des consultations qui incluaient les premiers concernés, les itinérants eux-mêmes. Les membres de la commission pourront aussi s’appuyer sur un premier portrait de l’itinérance en Outaouais réalisé par le réseau de la santé.

«L’itinérance est une problématique complexe et elle ne peut relever d’un seul partenaire, note Mme Amyot. Il y a déjà une table régionale qui existe et la Ville y siège, mais les enjeux comme l’intégration socioprofessionnelle, le logement, la toxicomanie, l’occupation de l’espace public et la cohésion sociale sont complexes. Les compétences en matière d’itinérance relèvent du réseau de la santé, mais comme ville, nous devons aussi définir le rôle qu’on veut jouer dans ce dossier. »

Montréal

Différents modèles de pratiques municipales au Québec ont été présentés aux membres de la commission. Celui de Montréal, dont la situation en itinérance est particulière, est de loin le plus avancé. Il comprend des stratégies d’accompagnement et de cohabitation dans l’espace public, des mesures pour sécuriser les espaces d’accueil, des logements spécialement prévus pour sortir des gens de l’itinérance et des efforts pour améliorer l’inclusion sociale des itinérants.

«Le modèle de Montréal n’est pas entièrement exportable, mais certains éléments de ce plan le sont certainement, note Mme Amyot. Montréal a des moyens que nous n’avons pas, mais il y a un plan de lutte à l’itinérance qui a été adopté à Québec en 2017 et qui vient avec un budget. Pour la Ville, ça peut être un outil intéressant pour s’attaquer l’itinérance.»