Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a souligné que la Ville a déjà fait des changements pour être prête en cas d’inondation.

Gatineau veut rassurer les riverains

Rassurer, mettre en garde et préparer les citoyens à une éventuelle inondation, voici ce qu’a tenu à faire la Ville de Gatineau lundi soir.

Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin et son équipe, notamment composée de la responsable au Bureau de la sécurité civile, Sonia Béland, ont convoqué les citoyens riverains à une séance d’information afin de les renseigner sur les mesures à prendre pour se préparer en vue d’une possible inondation, mais aussi de les aviser sur la procédure à suivre avant, pendant et après celle-ci.

« On a vécu des choses difficiles l’année dernière et on ne veut pas les revivre. On a d’ailleurs fait un certain nombre de changements à la Ville pour se préparer à ce qui pourrait venir dans le futur », a lancé le maire de Gatineau lors de la présentation.

Plusieurs experts, dont des fonctionnaires, des membres des services d’incendie, de travaux publics, de police, d’infrastructure et d’urbanisme étaient également sur place afin de répondre aux questions des citoyens.

La Ville a abordé les moyens de déplacement, les effets à emporter et les étapes à suivre pour construire une digue de sacs de sable fiable et solide.

« On voulait rassurer les citoyens puisqu’on ne prévoit pas d’inondations cette année en voyant toutes les statistiques et les niveaux d’eau, mais on voulait aussi leur partager le “comment se préparer” et leur dire où l’information est disponible pour qu’ils puissent se préparer », a précisé Mme Béland en entrevue avec Le Droit.

Des réactions partagées
Présente lors de la séance d’information de la Ville de Gatineau, l’ex-conseillère Sylvie Goneau, sinistrée des inondations printanières de 2017, n’a pas mâché ses mots pour exprimer son inquiétude à la suite de la présentation de Sonia Béland.

« Je ne peux pas dire que c’est rassurant puisque c’est de l’information qu’on connaît déjà, a-t-elle déploré. J’ai des questions pour eux. Je trouve ça intéressant qu’ils aient calculé le nombre de sacs que ça prend pour faire une digue, mais quand on calcule le nombre de sacs que ça prend pour 200 résidences, c’est 600 000 sacs dont on a besoin et ils disent en avoir 180 000. La balance va arriver d’où ? Miraculeusement ? Est-ce qu’ils prévoient avoir suffisamment de sacs ? »

Toujours selon Mme Goneau, la Ville aurait échoué à résoudre la problématique de la circulation dans les zones inondées lors de sa présentation.

« On nous dit de respecter les routes barrées, mais il n’y avait pas de livraison de sacs de sable donc nous n’avions pas d’autre choix que de passer dans les zones sinistrées pour aller chercher nos propres sacs. C’est bien beau qu’il y ait des points de chute pour des sacs de sable, mais si je ne peux pas circuler dans une rue inondée et que le point de chute est à l’autre bout de la zone inondée, comment suis-je censée amener mes sacs de sable chez moi ? La Ville n’a pas encore répondu à cette problématique-là dans la présentation de ce soir. »

Tout le monde ne partageait pas son avis, cependant. Certains semblaient plutôt satisfaits et rassurés de cette rencontre avec la Ville de Gatineau. C’est le cas d’Yves Boivin, un sinistré des inondations de l’année dernière sur la rue Hurtubise.

« La présentation a été très bien pensée et très bien faite. C’est rassurant ! Tout était clair et précis, nous en sommes très heureux », a-t-il mentionné.

Deux autres rencontres sont prévues entre la Ville et les riverains, soit demain dans le secteur Aylmer et mercredi à Masson-Angers.

Toute information concernant la crue printanière est disponible sur le site web www.gatineau.ca/crue.