France Bélisle, directrice générale de Tourisme Outaouais

Gatineau veut plus de touristes d’affaires

Gatineau et Tourisme Outaouais (TO) augmenteront substantiellement les efforts d’ici 2021 afin d’attirer plus de touristes d’affaires, une catégorie de visiteurs deux fois plus payante que les autres.

À l’heure où les villes s’apprêtent à négocier le transfert d’un point de la TVQ avec le gouvernement du Québec pour être en mesure de profiter directement du développement économique sur leur territoire, devenir plus attirant pour des congrès et des événements d’affaires est « judicieux », selon TO. « Le tourisme d’affaires est archi important parce que c’est très payant pour la destination », lance la directrice générale de l’organisme, France Bélisle. 

En 2017, Gatineau a accueilli 398 événements d’affaires générant chacun plus de 40 nuitées, pour des retombées économiques évaluées à 24 millions $. Il s’agissait d’une hausse de 9,2 %. La Ville de Gatineau doit adopter, en décembre, un nouveau protocole d’entente avec Tourisme Outaouais. Le contrat prévoit un financement annuel de 495 000 $ au cours des trois prochaines années. Cela représente une augmentation annuelle de 80 000 $. 

Une somme de 100 000 $ par année servira à la promotion et au développement du tourisme de réunions, d’affaires et de congrès. C’est le double que ce qui sera consenti au tourisme d’agrément. 

« On voit toujours une progression dans ce secteur (affaires), mais il faudra se poser des questions sur notre capacité d’accueil, note Mme Bélisle. Le Casino et le Palais de congrès attirent des événements, mais il y a une réflexion à faire sur le besoin de se moderniser. Le gouvernement a d’ailleurs créé un comité qui se penche sur le tourisme d’affaires au Québec et on y siège à titre de porte d’entrée, avec Montréal et Québec. »

Cela pourrait éventuellement déboucher sur de nouvelles infrastructures, mais Gatineau devra viser juste si elle souhaite tirer son épingle du jeu dans ce marché déjà très compétitif, rappelle Mme Bélisle. « Il faut nécessairement regarder le marché d’Ottawa et ce n’est pas vrai qu’on peut juste construire pour attirer du monde, dit-elle. Il faut trouver une niche. On pourrait viser un marché et une clientèle particulière avec ce qu’on a de différent. C’est un exercice complexe, mais faisable et potentiellement très payant. Ça mérite qu’on s’y attarde. »