Gatineau va continuer de jouer son rôle pour rapprocher les nombreux partenaires impliqués dans le domaine du logement, mais c’est surtout au niveau politique qu’elle entend mettre de la pression dans les prochaines semaines.
Gatineau va continuer de jouer son rôle pour rapprocher les nombreux partenaires impliqués dans le domaine du logement, mais c’est surtout au niveau politique qu’elle entend mettre de la pression dans les prochaines semaines.

Gatineau veut mettre de la pression sur Québec et Ottawa

Gatineau ne doit pas s’attendre à sortir de la pire crise du logement au Québec en 2020, a averti le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, mercredi matin, alors qu’il rencontrait les médias pour sa traditionnelle rentrée politique. La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) lui donnait raison quelques minutes plus tard en dévoilant ses prévisions pour l’année qui vient.

«On a une belle croissance de la construction pour le locatif, on bat des records, mais en réalité ça ne règle pas l’enjeu de logement abordable, s’est désolé le maire. Il y a plusieurs facettes à cette crise du logement, mais celle qui touche le logement abordable est plus aiguë et me préoccupe énormément.»

Gatineau va continuer de jouer son rôle pour rapprocher les nombreux partenaires impliqués dans le domaine du logement, mais c’est surtout au niveau politique qu’elle entend mettre de la pression dans les prochaines semaines. Une rencontre avec la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, est d’ailleurs prévue prochainement à ce chapitre. Gatineau souhaite convaincre Québec de tenir compte de l’augmentation des coûts de construction dans la région dans le financement accordé à la construction de logements abordables.

«Le gouvernement applique une norme à la grandeur du Québec, mais les coûts de construction sont plus élevés ici qu’ailleurs, note le maire de Gatineau. Des projets financièrement viables ailleurs ne le sont pas ici. C’est un bel exemple de mesure mur à mur qui ne fonctionne pas ici. Québec doit tenir compte de la réalité du terrain ici.»

M. Pedneaud-Jobin presse aussi Ottawa et Québec de s’entendre sur le financement en matière de logement.

«C’est une urgence nationale, dit-il. Ils doivent signer l’entente pour augmenter les sommes disponibles. Ça presse parce que la crise ici est la plus aiguë au Québec.»