Le parc des Ormes, à Hull, et le parc Lavictoire, à Gatineau, ont été aménagés au coût d’environ 100 000 $ chacun.

Gatineau veut faire bouger les aînés

Les aînés des secteurs Mont-Bleu et de la rue Notre-Dame, dans le Vieux-Gatineau, qui cherchent une façon de demeurer actifs bénéficient maintenant d’un parcours d’exercice extérieur pensé et aménagé en fonction de leurs besoins et capacités physiques.

Le concept n’est pas nouveau. Il existe déjà dans plusieurs municipalités, mais vient de faire son apparition au parc des Ormes, à Hull, et au parc Lavictoire, à Gatineau. Les équipements installés permettent de pratiquer une grande variété d’exercices physiques adaptés au niveau de forme physique de l’utilisateur et à sa force musculaire, note la présidente de la commission Gatineau, ville en santé, Renée Amyot. Les lieux sont aussi accessibles en fauteuil roulant.

Chaque parc a été aménagé au coût d’environ 100 000 $. La Ville de Gatineau a reçu une subvention du Programme d’infrastructures Québec – Municipalité amie des aînés qui a permis de financer la moitié des travaux dans chacun des parcs. Un partenariat avec Campus 3 (anciennement le Centre des aînés de Gatineau) permettra aussi à la Ville d’offrir gratuitement, chaque semaine, des séances d’entraînement animées par un kinésiologue.

Bien qu’ils soient d’abord pensés pour les 50 ans et plus, ces parcours d’entraînement peuvent aisément servir à une clientèle plus jeune. Des adolescents au sommet de leur forme physique y trouveront aussi leur compte puisque c’est surtout l’utilisation qui sera faite des équipements qui est importante, bien plus que les équipements eux-mêmes, ont expliqué des intervenants qui étaient au parc Lavictoire lors du dévoilement, mardi.

Déploiement plus large

Mme Amyot affirme souhaiter un déploiement plus large de ce type d’aménagement dans les parcs de Gatineau. Elle a confirmé qu’il s’agit d’ailleurs d’une de ses demandes qui sera analysée dans le cadre de l’étude du budget en novembre prochain. Déjà, deux autres parcours sont prévus pour 2020-2021. Le parc des Cèdres à Aylmer et celui du 8-octobre-1906, à Buckingham, ont déjà été identifiés. La Ville est aussi en demande de financement auprès de Québec pour l’aménagement d’un cinquième parcours dans le secteur de la place de la Cité.

« On analyse présentement les parcours en place, leur utilisation, dit-elle. On regarde s’ils sont appréciés et quel est l’achalandage. Il faut voir s’il est justifié de déployer ce type de parc plus largement dans la ville. Il faudrait aussi voir si on fait un déploiement par district, par village urbain ou par communauté. »

Le vice-président de Campus 3, Aurèle Desjardins, est convaincu que la Ville de Gatineau fait un bon coup avec de tels aménagements. « On remarque que les aînés sont de plus en plus actifs, dit-il. Ces sites sont aussi accessibles pour les gens à mobilité réduire. Pour eux, ce n’est pas toujours facile de trouver des activités physiques et des lieux adaptés pour le faire. »

Gatineau

Gatineau fait le ménage dans ses parcs

Les citoyens étaient invités samedi matin à participer à la 10e édition du volet automnal du Grand ménage de Gatineau.

La Ville a préalablement identifié cinq sites à nettoyer, soit la forêt Boucher, le parc Jacques-Cartier, le parc du Ruisseau-de-la-Brasserie, le parc du Lac-Leamy ainsi que le parc du Ruisseau Pagé. 

Les Gatinois qui désiraient faire leur part pour l’environnement ont pu mettre la main à la pâte et aider les employés municipaux à nettoyer ces secteurs après la saison estivale. 

La Ville a fournit les sacs, les gants et une légère collation, en plus de remettre des prix de participation. 

Rappelons que le volet citoyen de la corvée printanière du Grand ménage de Gatineau avait été annulé en raison des inondations. L’année dernière, les deux corvées avaient rassemblé près de 16 000 citoyens. 

Le Grand ménage de Gatineau est organisé en collaboration avec l’organisme Enviro Éduc-Action.

Gatineau

Tornade du 21 septembre 2018: «Ça a marqué ma vie»

Chaque fois qu’il pense au 21 septembre 2018, Pierre Ménard revoit les mêmes images. Le directeur de l’école secondaire Mont-Bleu était dans son bureau lorsque la tornade a tout détruit dans le quartier. « C’est vraiment mon 11-septembre », illustre-t-il.

En entrevue avec Le Droit la veille du premier anniversaire de ce désastre, M. Ménard n’a pas eu de misère à replonger dans les souvenirs qui le suivront toute sa vie. C’est une journée pédagogique, comme c’était le cas le vendredi où tout a basculé.

Gatineau

Le campus Gabrielle-Roy a accueilli les sinistrés de la tornade

Quand la tornade a frappé dans le quartier Mont-Bleu, des centaines de résidents devaient trouver un refuge. La nuit n’était pas bien loin. Mais le centre désigné pour les accueillir en cas de crise — l’école secondaire Mont-Bleu — était en feu. Au pied levé, le Cégep de l’Outaouais leur a ouvert ses portes. Les blessés ont été soignés. Des médicaments ont été trouvés. Des repas ont été servis. Des sinistrés ont fini par s’assoupir sur des matelas d’éducation physique, pendant qu’autour d’eux, l’adrénaline a permis à toute une gamme d’intervenants de répondre à leurs besoins.

Paramédic et enseignant au programme de soins préhospitaliers d’urgence (SPU), Éric Lauzon était chez lui lorsqu’une des tornades ayant balayé la région a déferlé sur le quartier Mont-Bleu. « Tout de suite, les professeurs se sont appelés et on a su que les étudiants avaient commencé à faire rentrer des sinistrés au cégep », raconte-t-il.

Gatineau

Rainette: la loi fédérale est «mal écrite», selon MacKinnon

Le député sortant du comté de Gatineau, Steven MacKinnon, estime que la loi fédérale sur les espèces menacées qui protège notamment la rainette faux-grillon dans le secteur de la Cité, à Gatineau, manque de flexibilité et qu’elle est «mal écrite». Il y a lieu, selon lui, de revoir cette loi afin, notamment, qu’elle permette plus facilement de compenser des pertes d’habitats.

En entrevue avec Le Droit, M. MacKinnon a cependant voulu être très clair sur l’appui qu’il porte aux lois pour protéger les espèces menacées. «Mais la loi existante est inflexible et donc mal écrite, dit-il. Elle est très stricte quant à la voie à suivre lorsqu’il y a une évaluation biologique et ne considère pas assez, à mon avis, des efforts qui pourraient être déployés pour aménager des espaces, de nouveaux habitats, ou pour compenser une perte d’habitat. ll faudrait à tout le moins revoir la loi pour donner au ministre des capacités ou des outils pour gagner en flexibilité.»

Gatineau

Un chantier de huit ans s’achève à l’usine de production d’eau de Hull

Les travaux de modernisation de l’usine de production d’eau potable de Hull sont terminés. Six ans d’ingénierie et deux ans de travaux. Les Hullois se souviendront des cinq jours d’avis d’ébullition d’eau lors du remplacement, en 2018, de la conduite maîtresse. Mais c’est tout ce dont ils se souviendront de cet énorme chantier de 62 millions $.

Pendant les 28 mois qu’ont duré les travaux, aucune interruption des systèmes de traitement et de production n’a été enregistrée. La Ville de Gatineau s’est félicitée, jeudi, d’avoir réussi cette « opération à cœur ouvert » au cours de laquelle chaque étape a été, dit-on, « parfaitement coordonnée ». 

« Quand on se trompe dans ce genre de dossier, on en parle beaucoup, mais quand on est bon, on en parle moins, a lancé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Au conseil, on est très fier de ça. »

Le maire a rappelé que la qualité de l’eau est une priorité de la Ville de Gatineau. 

« La production d’eau potable impose une tolérance zéro à l’erreur, et c’est pourquoi on s’est donné des standards de traitements d’eau potable qui vont au-delà des normes provinciales exigées. »

De fait, l’eau qui sortira de l’usine de Hull contiendra désormais moins de sous-produits de désinfection et de matières organiques grâce à un nouveau système de filtration plus performant. 

Techniquement, on parle de filtration biologique et d’un nouveau procédé d’interozonation. 

La nouvelle capacité de production de l’usine lui permettra de filtrer l’équivalent de 30 piscines olympiques par jour. C’est huit de plus qu’auparavant. Même si la grande majorité des gens ne verront jamais de leurs yeux les travaux exécutés à l’usine de Hull, ils peuvent voir cette dépense en infrastructures comme un investissement dans la qualité de vie de 86 000 citoyens, a assuré le maire.

« L’usine sera plus facile à entretenir, il y aura moins de changement de pression et moins d’avis préventifs d’ébullition de l’eau, a-t-il noté. Si quelque chose casse, on peut continuer à produire. L’eau sera de meilleure qualité. C’est vraiment une usine moderne qui assure l’approvisionnement en eau potable pour les 20 prochaines années. » 

Les travaux ont été en grande partie financée les gouvernements du Québec et du Canada (57,1 millions $) par l’entremise du Fonds de la taxe sur l’essence. Gatineau a financé les cinq millions $ restants.

En 2017, en raison des travaux de modernisation de cette usine, la Ville de Gatineau avait interdit pendant quatre mois l'arrosage mécanique pour les 140 000 citoyens des secteurs Hull et Aylmer.

QUELQUES CHIFFRES...

- À Gatineau, la consommation d'eau quotidienne en été varie de 660 à 880 litres par personne

- Un tuyau d'arrosage déverse 1000 litres d'eau à l'heure, l'équivalent de ce qu'une personne boit en trois ans

- Fermer le robinet pendant le brossage des dents permet d'économiser jusqu'à 6000 litres d'eau par an

Gatineau

Rainette: Gatineau presse Québec de mettre fin à un «moratoire déguisé»

Ça fait bientôt faire 30 ans que le secteur de la Cité est identifié comme un lieu privilégié pour du développement urbain. Le schéma d’aménagement le présente comme le 2e pôle en importance à Gatineau. Après le centre-ville c’est là que la densité de la population doit éventuellement être la plus forte.

Le secteur a fait l’objet de centaines de millions de dollars d’investissements publics, notamment pour la Maison de la culture, le Cégep, le Centre sportif, les Archives nationales et plus récemment pour le futur aréna Guertin et trois glaces communautaires. L’endroit est desservi par la plus importante station du Rapibus. La situation géographique du secteur et l’intérêt qu’il suscite font dire à plusieurs qu’il s’agit du véritable centre-ville de Gatineau. D’importants projets résidentiels et commerciaux sont prêts à lever.

Gatineau

Rainette: Mathieu Lévesque multiplie les pressions politiques

La Ville de Gatineau utilise présentement tout son poids politique pour faire débloquer le développement immobilier dans le secteur de la Cité. Le député de Chapleau, Mathieu Lévesque, a confirmé au Droit s’être rangé derrière la Ville dans le dossier en multipliant depuis cet été les interventions auprès de ses collègues Benoît Charette et Pierre Dufour, respectivement ministre de l’Environnement et de la Faune.

«Ce sont des promoteurs qui sont à la bonne place, insiste le maire Maxime Pedneaud-Jobin. C’est à côté du Rapibus, dans un secteur où on veut de la densité. C’est carrément au cœur de la ville et ils continuent de se faire dire non. Je ne comprends pas que Québec tarde à donner les autorisations. Il n’y a aucune raison pour empêcher la construction à cet endroit. Développer à cet endroit c’est empêcher l’étalement urbain. C’est pourquoi on accompagne les promoteurs afin de convaincre Québec d’agir vite.»

Gatineau

Régler le cas de la rainette une fois pour toutes

D’ici la fin de l’année, Gatineau devra s’être entendue avec le gouvernement du Québec sur un plan de protection de la rainette faux-grillon de l’ouest qui s’étendra à la grandeur de la Ville.

Des fonctionnaires au fait du dossier ont précisé au Droit que ce plan ne comprendra pas de compensation financière, mais plutôt «des mesures concrètes pour assurer la préservation, la pérennité et même l’expansion» des populations de rainettes sur le territoire de Gatineau.

Gatineau

Rainette: «Il faut faire débloquer ça rapidement» — le promoteur Alain Adam

En achetant un terrain de plus d’un million de pieds carrés dans le secteur de la Cité, en 2012, le promoteur immobilier Alain Adam avait déjà une bonne idée du projet qu’il souhaitait réaliser.

Sept ans plus tard, il n’attend plus que le feu vert du gouvernement du Québec pour développer un village urbain de plus de 1000 unités de logement évalué à plus de 500 millions $. Son projet est cependant au centre d’une bataille réglementaire entre Gatineau et Québec qui bloque toute avancée.

Gatineau

Déchets à Gatineau: le CPE Au pays de Cornemuse devra s’organiser pour respecter le règlement

La majorité des CPE ont réussi à s’adapter à la nouvelle réglementation sur les matières résiduelles et la garderie Au pays de Cornemuse, sur le boulevard Saint-Raymond, devra elle aussi faire les efforts pour y arriver, a insisté, mercredi, la présidente de la commission sur l’environnement de la Ville de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette.

Le cas de ce CPE a fait le tour du Québec, mardi, après que sa directrice générale, incapable de se conformer à la limite maximale de 120 litres de déchets aux deux semaines, ait affirmé au Droit qu’elle avait l’intention de proposer aux parents de repartir avec les couches souillées de leur enfant en fin de journée.

Un extrait de l’étude sur la caractérisation des déchets réalisée à Gatineau en janvier 2019 par un consultant embauché par la Ville, et  que Le Droit a pu consulter, précise qu’un CPE de 75 places comptant 55 enfants aux couches génère en moyenne entre 550 et 750 litres d’ordures ménagères aux deux semaines. 

Le CPE Au pays de Cornemuse, selon les affirmations de sa directrice générale, en produit entre 1400 et 1800 au cours de la même période.

Mme Marquis-Bissonnette a mentionné que plusieurs CPE acceptent les couches lavables et offrent déjà aux parents de ramener des couches souillées à la maison. « C’est donc tout à fait possible de le faire », note la conseillère. 

Une autre solution pourrait aussi permettre au CPE Au pays de Cornemuse de se conformer à la nouvelle réglementation, à savoir le recours à l’entreprise privée. La moitié des quelque 125 CPE sur le territoire de Gatineau le font déjà, précise la Ville de Gatineau. 

Contrairement à ce qui a été affirmé mardi par la conseillère Louise Boudrias, la garderie a la place pour un conteneur privé sur son terrain de stationnement. 

« Il y a de la place, a rétorqué la conseillère Marquis-Bissonnette. Il y a un usage conditionnel qui a été adopté par le conseil en 2016 qui prévoyait l’aménagement d’un enclos à déchets dans le stationnement, mais il n’a jamais été aménagé. L’entreprise pourrait donc avoir recours au privé en payant pour des levées selon ses besoins, tout en conservant le service de collecte de recyclage et de compost de la Ville. »

Mme Marquis-Bissonnette rappelle qu’une nouvelle politique ne peut pas se faire à partir de cas d’exception. « Il y a un principe d’équité qui s’applique, dit-elle. On est en train de mettre en place des incitatifs pour réduire les quantités de matières résiduelles et tout le monde doit faire un effort. Tout le monde peut le faire. »

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Gatineau

Le cul-de-sac de la rue du Sommelier retiré

Au grand désespoir de certains résidents de Limbour et à la grande satisfaction de plusieurs autres dans le quartier, le conseil municipal a adopté à l’unanimité, mardi, la proposition de la conseillère Renée Amyot de retirer le controversé cul-de-sac fonctionnel de la rue du Sommelier.

Mis en place en 2015 par l’ancien conseiller du quartier, Cédric Tessier, le cul-de-sac n’a jamais fait l’unanimité dans le secteur et c’était très évident dans la petite salle du conseil de Masson-Angers, alors que plusieurs dizaines de résidents de Limbour s’étaient déplacés pour faire connaître leurs positions.

Gatineau

L'affaissement d'une rue crée un immense nid-de-poule à Gatineau

Une portion de la rue Maricourt située à proximité de la plage Moussette, à Gatineau, est en train de s’affaisser.

Un immense nid-de-poule a fait son apparition, au cours des derniers jours, sur cette rue résidentielle dans le quartier Val-Tétreau. Il a rapidement attiré l’attention d’un jeune garçon de 11 ans, Antoine Filion, qui était en visite chez sa grand-mère, samedi. C’est à cette occasion qu’il a pris l’initiative d’aller s’accroupir à l’intérieur du nid-de-poule.

Gatineau

Grands travaux: des élus ouverts à analyser un programme de compensation pour les commerçants

Des élus de la Ville de Gatineau ouvrent la porte à s’inspirer de la Ville de Québec qui vient de mettre en place un programme de compensation financière pour les commerces affectés par les grands travaux d’infrastructures.

Le débat entourant la question de dédommager ou non les entreprises qui voient leurs revenus fondre comme neige au soleil lorsque la Ville entreprend des travaux d’envergure à proximité refait régulièrement surface à Gatineau, mais jamais la municipalité n’a accepté de dédommager les commerçants touchés. Les raisons offertes par la Ville sont que les commerçants seront les premiers à profiter des améliorations une fois qu’elles seront terminées et qu’un programme de compensation aurait comme effet de faire gonfler la facture des travaux pour les contribuables. 

La Ville de Québec a cependant accepté de faire un pas en avant dans ce dossier et de rejoindre les villes de Montréal et Lévis, lundi, en annonçant un programme de compensation qui touchera les commerces de détail. Pour être admissibles, ils devront être touchés par des travaux d’une durée minimale variant de quatre à six mois. La Ville acceptera, avec preuves à l’appui, de verser des compensations pouvant aller jusqu’à 30 000 $ par année. La mesure permettra aussi de dédommager les gens d’affaires lors des travaux d’aménagement du futur réseau de tramway. La Ville de Québec s’attend à devoir débourser jusqu’à 5 millions $ par année en compensations pour ce projet majeur de transport. 

L’ex-propriétaire du bistro l’Alambic, sur le boulevard Saint-Joseph, David Gomes, mentionne qu’un tel programme aurait été bienvenu au cours des derniers mois, alors que la Ville de Gatineau réalisait d’importants travaux d’infrastructures sur le boulevard Saint-Joseph. Ce dernier a été contraint de fermer son restaurant en raison des pertes de revenus trop importantes occasionnées par les travaux. 

« La Ville doit absolument réfléchir à quelque chose comme ça, dit-il. Il faut avoir les poches profondes pour survivre à plusieurs mois de travaux devant son commerce. Gatineau a toujours fermé la porte à un programme de compensation, mais là, en voyant Québec agir, peut-être que les avis vont changer et que la Ville va s’apercevoir qu’elle a fermé la porte trop vite à ça. »

Tessier ouvre la porte

Après avoir rejeté du revers de la main l’éventualité d’un tel programme de compensation dans le cadre du chantier du boulevard Saint-Joseph, le président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Cédric Tessier, aborde maintenant la question avec moins de fermeté. 

Il précise qu’aucun commerce de Gatineau ne répondrait aux critères du programme de Québec parce qu’il n’y a pas eu de travaux qui se sont étendus sur quatre à six mois à Gatineau dernièrement. 

« Si un jour on devait avoir des travaux d’une longue durée sur une rue commerciale, je serais à l’aise qu’on regarde un éventuel programme de compensation, mais pour l’instant, on est dans la spéculation, dit-il. Si le problème se pose un jour, on pourrait analyser une telle possibilité. »

La conseillère Louise Boudrias est d’avis qu’un tel programme serait « super intéressant à analyser et à adapter en fonction des besoins et de la réalité gatinois ». Elle lance d’ailleurs un appel à la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) et à la commission du développement économique qui pourraient, selon elle, agir comme des partenaires pour pondre une proposition de programme.

Le président de la commission de développement économique de la Ville de Gatineau, Jean-François LeBlanc, est d’avis que le programme de Québec mérite d’être analysé. « Une bonne idée, ça se partage et ça peut se copier, dit-il. Je ne suis pas contre une bonne idée. Celle-là mériterait qu’on en fasse l’analyse. »

Gatineau

La force bénévole de Gatineau perd de la vigueur

Le vieillissement des bénévoles conjugué à un manque de relève et à des implications de plus en plus ponctuelles de ceux qui gardent le fort met à risque l’un des plus importants piliers dans l’organisation des sports et loisirs dans la région.

C’est le portrait régional du bénévolat qu’a brossé l’organisme Loisir sport Outaouais (LSO), la semaine dernière, devant la commission des loisirs, des sports et du développement des communautés de la Ville de Gatineau.

Gatineau

Une garderie demandera de rapporter les couches souillées à la maison

« Si la Ville de Gatineau ne nous trouve pas un arrangement rapidement, je vais devoir forcer les parents à repartir avec les couches souillées de leurs enfants quand ils viendront les chercher le soir. »

À première vue, on pourrait croire qu’il s’agit d’une mauvaise blague, convient Line Kelly, directrice générale du Centre de la petite enfance (CPE) Au pays de Cornemuse, situé sur le boulevard Saint-Raymond, mais la situation est bien réelle. L’entrée en vigueur, lundi, de la nouvelle réglementation sur les matières résiduelles qui plafonne à 120 litres par deux semaines la quantité de déchets qui sera ramassée fait ressortir des cas jugés surréalistes aux yeux de plusieurs.

Gatineau

Utilisation des gymnases et des piscines scolaires: pas d’entente après deux ans de négociations

Après deux ans de négociations, la Ville de Gatineau et les commissions scolaires ne sont toujours pas parvenues à conclure une entente « à coût nul » pour l’utilisation des gymnases et des piscines des écoles secondaires et primaires.

La dernière entente date de 2013. Il en coûte plus de 1,3 million $ par année à la Ville pour s’assurer de la disponibilité de 20 000 heures des plateaux sportifs scolaires nécessaires à sa programmation en sports et loisirs. Dès la signature de cette entente de cinq ans, Action Gatineau l’avait qualifiée de « triste et déplorable » parce qu’elle était basée sur une approche client. Le chef du parti alors conseiller municipal, Maxime Pedneaud-Jobin, avait immédiatement signifié ses intentions de vouloir « renégocier rapidement » cette entente. Une fois maire, M. Pedneaud-Jobin avait dit vouloir aborder la prochaine négociation sur la base d’échange de service qui se ferait à coût nul. 

L’administration a fait savoir à la commission des loisirs, des sports et du développement communautaire, mercredi dernier, qu’elle était dans l’obligation de prolonger jusqu’en septembre 2020 le protocole signé en 2013, faute d’entente avec les commissions scolaires. 

Le président de la commission, Martin Lajeunesse, continue de militer en faveur d’un mandat pour une entente à coût nul. « Il y a encore une marge qui nous permet de négocier, dit-il. Il faut continuer le travail en ce sens. Il ne faut pas oublier que nous desservons les mêmes payeurs de taxes. »

Le président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu, a un ton beaucoup moins positif. À son avis, une entente à coût nul n’est pas possible en raison des frais d’exploitation plus élevés de la Ville de Gatineau. « On donne beaucoup de contrats au privé, explique-t-il. Si j’accepte, par exemple, d’échanger 20 heures d’utilisation de gymnase contre le déneigement d’une cour d’école, je suis perdant avec la Ville. La facture au privé pour ce service sera toujours moins chère que celle de la Ville. L’échange de service à coût nul est un beau principe théorique, mais je suis un gestionnaire. Je ne vais pas échanger 1,50 $ pour 1 $. Il m’apparaît impossible d’arriver à une entente à coût nul en raison des coûts d’opération trop élevés de la Ville. »

M. Lajeunesse rétorque qu’il y aurait des moyens pour la Ville de réduire ses coûts pour les commissions scolaires, ou de trouver une mécanique qui permettrait de payer la différence. 

La Ville de Gatineau se donne maintenant jusqu’au 1er septembre 2020 pour conclure un nouveau protocole d’entente avec les commissions scolaires. 

Gatineau

L’avenir du cul-de-sac du Sommelier se jouera mardi à Gatineau

Le dossier le plus polarisant ayant animé les discussions de voisinage dans Limbour au cours des dernières années refera surface à la table du conseil municipal de Gatineau, la semaine prochaine. La conseillère Renée Amyot proposera officiellement le retrait du cul-de-sac fonctionnel de la rue du Sommelier mis en place en 2015 par l’ancien conseiller du quartier, Cédric Tessier.

Devant la grogne soulevée par cette signalisation restrictive dans le quartier, Mme Amyot avait fait la promesse, en campagne électorale, de retirer le cul-de-sac. Sa proposition détaillée sera soumise au vote des élus mardi. 

Elle prévoit interdire, en tout temps, le virage à gauche du chemin des érables à la rue du Sommelier. L’accès à la rue du Sommelier entre 6 h et 9 h, du lundi au vendredi, à partir du chemin des Érables et de la rue des Sucres sera interdit. Le virage à droite de la rue des Sources vers la rue du Sommelier entre 6 h et 9 h, les jours de semaine, sera aussi interdit. Une ligne de rive blanche sera aménagée au sol pour sécuriser les déplacements des écoliers. Le stationnement sera interdit de 7 h à 17 h, du lundi au vendredi, de septembre à juin, du côté pair de la rue du Sommelier. 

Mme Amyot s’est basée sur une consultation publique menée dans le quartier en juin dernier. Plus de 400 répondants y ont participé. Du nombre, 330 ont partagé des commentaires écrits. 

Gatineau

Cédric Tessier attristé par la perte du Challenger

La perte du Challenger Banque Nationale est un coup dur pour Gatineau, admet Cédric Tessier, président du comité exécutif et conseiller du quartier où se sont élancées au cours des dernières années certaines des raquettes les plus prometteuses au niveau international.

«C’est certain que c’est triste, mais je suis quand même satisfait du travail qui a été fait par les organisateurs, a-t-il affirmé, vendredi matin. Des fois, il y a des événements qui font une édition de trop et qui se retrouvent ensuite dans de grosses difficultés financières. Eux, ils semblent avoir vu ça venir. Ils ont eu le discernement. C’est probablement la décision responsable qu’ils avaient à prendre et je leur lève mon chapeau. Ce n’est pas tous les événements qui ont le courage de prendre une décision aussi difficile.»

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De perdre un tournoi qui a vu naître Bianca Andreescu, Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime n’a rien de réjouissant pour une ville comme Gatineau qui tente de devenir une destination de choix pour des événements sportifs d’envergure. 

M. Tessier précise que la Ville n’est pas un promoteur d’événements. «On peut encourager, soutenir des événements comme nous le faisions avec le Challenger, mais la Ville n’est pas un démarcheur, dit-il. La Ville ne va pas créer d’événements, ils doivent venir du milieu. Notre porte sera toutefois toujours ouverte pour accueillir d’autres événements de cette envergure.»

Actualités régionales

Tornades de 2018 en Outaouais: 7000 heures de bénévolat pour la Croix-Rouge

Les bénévoles de la Croix-Rouge ont mis 7000 heures à aider les victimes des tornades qui ont frappé l’Outaouais, il y a un an.

Le 21 septembre 2018, d’importantes tornades frappaient l’Outaouais et l’Est ontarien.

Du côté québécois, le secteur Mont-Bleu a été durement touché.

Un peu plus de 70 familles ont eu recours aux services d’aide de la Croix-Rouge en Outaouais.

De ce nombre, encore cinq familles sont toujours hébergées en milieu hôtelier, faute de logements disponibles.

Le vice-président de la Croix-Rouge, Pascal Mathieu, a dressé le bilan des opérations des 12 derniers mois.

En plus d’avoir reçu l’appui de 223 bénévoles, l’organisme a reçu 5,8 millions $, dont 3 millions provenant du gouvernement du Québec.

Un peu plus de 4 millions $ ont été dépensés dans le cadre de différentes mesures d’aide liées à cette catastrophe naturelle.

Parallèlement, la Croix-Rouge a été interpellée à aider la population de l’Outaouais lors des inondations printanières.

Les bénévoles de l’organisme d’aide ont dépensé beaucoup d’énergie depuis ce temps.

« Ce qu’on ne voit pas lors des crises, c’est le réconfort des bénévoles auprès des victimes. On voit les lits, l’aide matérielle, mais l’aspect psychologique du travail, c’est le plus important, et le plus dur », a fait valoir le vice-président.

M. Mathieu souligne toutefois que ces artisans « ont rechargé leurs batteries » ces dernières semaines, et sont prêts à intervenir à nouveau, au cas où un autre événement malheureux se produisait.

Les données fournies vendredi ne concernent que les tornades, et excluent les opérations de la Croix-Rouge lors des inondations du printemps dernier.

Éducation

Des commissaires se sentent mal informés à la CSPO

Des élus de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) affirment avoir de la misère à prendre des décisions éclairées, estimant qu’ils n’obtiennent pas toutes les informations nécessaires de la part de l’administration.

«On est pris dans un carcan où tout arrive à la dernière minute, s’insurge le commissaire Alain Gauthier. Dans ce contexte-là, je n’ai même plus confiance que les décisions qu’on prend du premier coup sont les bonnes.»

Le commissaire Gauthier cite en exemple le dossier de la future école primaire 036, qui doit être érigée dans le quartier du Plateau. Il indique qu’au moment où il a été décidé d’annuler l’appel d’offres pour la construction de l’école afin de pouvoir y ajouter près de 400 mètres carrés, l’information reçue de la part de la direction lui faisait croire que le montant alloué par Québec aurait sinon été «amputé de 2,5 millions$».

Sa collègue à la table du conseil des commissaires, Nathalie Villeneuve, confirme que l’information présentée indiquait que le financement provincial pour la construction de l’école serait amoindri. «C’est l’information qu’on a eue, dit-elle. [...] Cette information-là, elle nous a été livrée à 22h, sur le coin d’une table. [...] Tout le monde avait compris qu’on aurait manqué de sous [pour construire l’école].»

En annulant l’appel d’offres, la CSPO avait annoncé que l’ouverture de l’établissement serait de nouveau reportée et qu’elle n’aurait pas lieu avant 2021. Le directeur général de la CSPO, Jean-Claude Bouchard, avait alors plaidé qu’il s’agissait d’un «choix judicieux», puisqu’une plus grande superficie représentait «un choix pour les 50 prochaines années».

Peu de temps après, le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a toutefois réagi en affirmant que la CSPO «aurait pu refuser [d’opter pour une plus grande superficie] et continuer son projet». Une séance extraordinaire du conseil des commissaires a ensuite été convoquée et les élus ont voté pour que l’appel d’offres soit relancé afin que l’école 036 puisse ouvrir dès 2020.

M. Gauthier et Mme Villeneuve déplorent qu’en plus de sentir qu’ils n’ont pas accès à toutes les informations pour prendre des décisions, celles qui sont présentées arrivent «à la dernière minute». «Le nombre de décisions qu’on a prises dans la dernière année à minuit moins cinq, quand le sujet n’apparaissait nulle part à un ordre du jour, c’est ahurissant, lance M. Gauthier. Comment peut-on avoir le [sentiment] qu’on fait notre devoir? [...] Je n’ai aucune certitude que ce qu’on m’a présenté, dans les faits, représente une présentation juste et neutre de la situation.»

Mme Villeneuve avoue qu’elle se «pose sérieusement des questions» à savoir si elle obtient «toute l’information» de la part de l’administration de la CSPO. «Ça ne me donne pas confiance que j’ai tous les éléments pour prendre les bonnes décisions», ajoute-t-elle.

Pour le dossier spécifique de l’école 036, la commissaire du secteur du Plateau souhaite maintenant qu’un compte rendu de l’évolution du projet soit fait lors de chaque rencontre du conseil des commissaires.

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PROTOCOLE POUR LES TRAVAUX

Réagissant à des critiques sur les délais dans l’exécution de travaux à des écoles de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), le président de la CSPO, Mario Crevier, a tenu à signaler que des projets de rénovation peuvent accuser du retard en raison de la fenêtre très courte qu’est l’été pour la construction.

M. Crevier répondait jeudi aux griefs formulés mercredi soir par la commissaire Francine Lorange en marge de la séance ordinaire du Conseil des commissaires. Mme Lorange a notamment dénoncé les retards dans l’octroi de contrats et dans l’exécution de travaux.

«En 33 ans, c’est la première fois que je vois autant de problématiques. Ça retontit tous les jours», avait-elle déclaré en point de presse.

Mario Crevier a indiqué que Mme Lorange a exprimé sa position personnelle, qui «n’est pas la position officielle du Conseil des commissaires, en passant», a-t-il tenu à souligner.

«Elle a dit ça de son propre chef, et ce n’est pas ce qu’on croit au Conseil», a continué M. Crevier.

M. Crevier a indiqué que le Conseil des commissaires a mandaté la direction générale pour qu’elle mette en place un protocole sur l’évolution des travaux dans chaque école, actuels et à venir, avec des dates de début et des dates de fin potentielles afin d’avoir le portrait de ce qui se passe, y compris avec les nouvelles écoles, a-t-il précisé, tout en concédant qu’il peut y avoir une lacune au chapitre des communications.

«On est sûrs qu’on va y arriver afin que ce soit plus clair pour tout le monde, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, de frustration», a précisé M. Crevier.

Par ailleurs, Mme Lorange a tenu à préciser qu’elle n’aurait pas dû utiliser le mot «irrégularités» en point de presse, mais plutôt le mot «retard», à propos des contrats.

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BLONDIN DE RETOUR À LA CSPO ?

L’ancien président de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) et actuel échevin à Gatineau, Jocelyn Blondin, n’écarte pas un retour à la CSPO à la suite du mécontentement exprimé par des commissaires concernant des délais dans l’octroi de contrats et dans la réalisation de travaux de construction. 

«Ça me manque d’être à la CSPO. Je ne peux pas vous cacher ça. Quand je vois ce qui se passe à la commission scolaire, les commentaires que j’entends des gens, le personnel qui me rencontre sur ce qui ne fonctionne pas, ça vient me chercher. Ça me fait de quoi», a-t-il expliqué. 

M. Blondin fut le premier président de la CSPO. Il y a été pendant 16 ans. «Je ne veux pas la peau à Mario Crevier (président). J’ai travaillé avec lui à la CSPO et c’est un chic type. C’est une bonne personne. Je n’ai rien contre lui. Mais si pour une raison x Mario démissionnait ou quoi que ce soit, oui, ça m’intéresserait», a continué le conseiller municipal, qui resterait en poste à l’hôtel de ville tout en se délestant de certaines responsabilités s’il devait retourner à la CSPO. 

«Pour le moment, Mario est là, et je le respecte beaucoup. S’il reste, tant mieux, mais il va falloir qu’il mette son pied à terre», a ajouté M. Blondin, tout en précisant que c’est l’élève qui doit être au centre des préoccupations. 

Gatineau

Des élus d’ailleurs sont impressionnés par la transparence de Gatineau

Ils sont venus de Montréal, Laval, Trois-Rivières, Longueuil, Terrebonne, Saguenay, Brossard et Saint-Jean-sur-Richelieu. Ils assument tous la présidence de leur conseil municipal respectif. À l’invitation de Daniel Champagne, président du conseil municipal de Gatineau, ils discuteront, pendant deux jours, des enjeux propres à leur position. Il s’agit d’une première au Québec.

Ces élus des grandes villes du Québec sont venus échanger sur leur rôle, le décorum au conseil, la politisation des enjeux et des élus, les partis politiques, l’inclusion et la diversité et les changements en matière de gouvernance municipale. Ils doivent aussi aborder la délicate question de l’utilisation des huis clos. C’est d’ailleurs ce dernier point qui a retenu l’attention des médias lors de la conférence de presse organisée en marge de l’événement, jeudi midi. 

La question des huis clos refait régulièrement surface à Gatineau, tant autour de la table du conseil que dans les médias. 

Cela ne semble pas être le cas dans les autres villes du Québec qui participent à ce premier Rendez-vous des présidents. Même pas à Saint-Jean-sur-Richelieu où pratiquement aucune réunion ne se déroule en public à l’exception de celle du conseil municipal. 

Gatineau

Protection des quartiers inondés: «ça ne peut pas aller plus vite», dit Pedneaud-Jobin

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n’a pas apprécié la sortie du conseiller Marc Carrière qui dénonçait, mercredi, l’« inaction » de la Ville de Gatineau pour réaliser des travaux qui permettraient de protéger des zones résidentielles des crues printanières.

« Il nous envoie une lettre pour poser des questions après avoir dénoncé notre inaction, a déploré le maire. Je pense qu’il aurait dû poser ses questions d’abord. L’exemple du chemin du Fer-à-cheval qu’il soulève est un bon exemple. Rehausser ce chemin de 5 km ne relève pas de nous, ça relève du gouvernement du Québec […], cette expertise là, c’est celle de Québec. Dans le cas de cette rue, il n’y a pas de demande à faire, c’est le type de dossier en réflexion à Québec, et c’est une réflexion à laquelle on participe et pour laquelle on met de la pression pour qu’elle se fasse vite. Dénoncer notre inaction dans le cas du Fer-à-cheval, c’est défoncer une porte ouverte. Ça relève de la plaine inondable et pour ça, la réponse, elle va venir de Québec. »

Sur l’aspect plus précis des travaux d’infrastructures mineurs pour protéger des zones résidentielles auxquels il a souvent fait allusion, le maire Pedneaud-Jobin affirme qu’il « ne pense pas que ça peut aller plus vite que ce qu’on fait là ». 

La semaine dernière, Le Droit révélait que le comité d’experts municipaux chargé d’analyser ces travaux pouvant être fait rapidement n’avait toujours pas été formé et que la Ville de Gatineau n’avait encore fait aucune demande de dérogation au gouvernement du Québec pour réaliser des travaux à l’intérieur de la zone d’intervention spéciale (ZIS). 

« Ce n’est pas parce que le comité n’est pas formé que nos fonctionnaires ne travaillent pas, lance le maire. On sait où sont les problématiques. Là, c’est en haut que ça se passe, avec Catherine Marchand [directrice du module de l’aménagement du territoire], moi, la direction générale. On a des contacts avec les ministres et les sous-ministres. […] Il faut s’entendre avec Québec sur les enjeux, sur ce qui est recevable et aussi, il faut donner du temps au temps. »

Élections 2019

Gatineau pas encore prête à dévoiler sa «liste d'épicerie» électorale

Outre le projet de train léger dans l’ouest de son territoire, la Ville de Gatineau n’est pas encore prête à partager aux partis politiques sa « liste d’épicerie » pour les élections fédérales.

C’est ce que le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a indiqué mercredi matin, au moment même où le premier ministre Justin Trudeau se rendait à Rideau Hall pour dissoudre le Parlement. 

« Il va y avoir une liste qui va être rendue publique prochainement, mais c’est certain que la priorité numéro un demeure la même : on veut boucler le budget pour le train léger, on sait qu’en ce moment on a 60 % du budget bouclé, alors il faut aller chercher les 40 % restants. On est un peu dans la même situation qu’était la Ville de Québec, donc on veut profiter de la campagne pour qu’il y ait des engagements », affirme l’élu. 

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Les candidats de Glengarry-Prescott-Russell se préparent

Jugeant que la 43e campagne électorale est « encore jeune », M. Tessier soutient que le conseil va laisser la chance aux différents candidats « de se mouiller en temps et lieu ». 

Au sujet des autres priorités de la Ville de Gatineau, il a refusé de s’avancer, ajoutant que les demandes seront rendues publiques dans les jours à venir et qu’il ne souhaitait pas « scooper le maire ». 

La semaine dernière, Maxime Pedneaud-Jobin a laissé entendre qu’il souhaitait que le projet de train léger dans l’ouest, chiffré à 2,1 milliards $, prenne davantage de place que l’ajout d’un ou de plusieurs ponts interprovinciaux dans les débats de la campagne électorale. Même si les études ne sont pas terminées, il a affirmé que sur le terrain, d’ici le scrutin du 21 octobre, la Ville allait solliciter des « engagements financiers de tous les partis » pour financer 40 % de la facture. 

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Gatineau

Inondations: Marc Carrière dénonce l’«inaction» de la Ville de Gatineau

Le conseiller de Masson-Angers, Marc Carrière, s’en prend directement à l’administration municipale qui, selon lui, fait preuve d’« inaction dans la réalisation d’infrastructures qui permettraient de protéger certaines zones résidentielles d’éventuelles inondations ».

M. Carrière affirme avoir interpellé les élus municipaux et les fonctionnaires à ce sujet, mardi, alors qu’ils étaient réunis pour une session de travail à huis clos pour faire un retour sur l’inondation du printemps dernier. Il dit déplorer que le comité d’experts responsable de faire les analyses sur la faisabilité et les impacts anticipés des travaux à réaliser n’ait toujours pas été formé. 

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« C’est inacceptable, lance-t-il. On n’a aucun projet sur la table pour protéger certaines zones résidentielles en prévision du prochain printemps, alors que de plus petites municipalités ont déjà fait leurs devoirs en demandant les autorisations pour réaliser des travaux dans la zone d’intervention spéciale (ZIS). J’ai passé l’été en pensant que l’administration travaillait là-dessus et j’ai appris dans Le Droit à la fin du mois d’août que rien n’a encore été fait. »

M. Carrière ajoute que de plus en plus de citoyens ont l’impression que la Ville laisse les résidents de la ZIS à eux-mêmes. 

Ce dernier a déjà fait des représentations auprès des députés, du ministre Mathieu Lacombe et du cabinet du maire afin que la Ville fasse ce qu’il faut pour que les gens soient en sécurité lorsque la prochaine crue printanière surviendra. 

« Je m’explique mal pourquoi ça prend tant de temps, dit-il. Dans ce dossier, les inondés sont laissés pour contre et, au contraire, la municipalité doit être là pour les appuyer et les rassurer. Il y a un enjeu de sécurité important dont on doit tenir compte. C’est une responsabilité municipale. »

À la fin du mois d’août, Le Droit, dans une série d’articles, avait révélé que la Ville de Gatineau n’avait fait aucune demande de dérogation à la ZIS pour être en mesure d’exécuter des travaux d’infrastructures mineurs qui permettraient de protéger certaines zones résidentielles touchées par les inondations en 2017 et 2019. 

La Ville avait aussi précisé qu’elle n’avait actuellement aucune idée des travaux qui pourraient être faits sur le terrain.

Gatineau

L’élargissement du chemin Pink débute lundi prochain

Attendus depuis près d’une décennie par les résidents du secteur, c’est finalement lundi prochain que s’amorceront les travaux d’élargissement à quatre voies du chemin Pink.

La réalisation de la phase I du chantier se fera en trois étapes qui s’étendront jusqu’à l’été 2021. Les travaux prévus cet automne sont surtout de nature à préparer la suite du chantier. 

La Ville de Gatineau explique qu’ils comprennent le déboisement aux abords de l’artère, la préparation du site et l’organisation du chantier, la construction d’une partie de la future piste multifonctionnelle de 2,5 km qui reliera les rues de la Gravité et du Conservatoire, ainsi que la construction de ponceaux pour les sections hors chaussées. Ils doivent prendre fin en décembre prochain. Aucune fermeture complète de l’artère n’est prévue pendant les travaux.

Suite en janvier

La deuxième partie des travaux débutera dès la mi-janvier 2020 et s’étendra pendant toute l’année prochaine. Cette étape renferme la grande majorité des travaux d’élargissement à quatre voies du chemin Pink entre la rue de la Gravité et le boulevard des Grives. La dernière étape sera réalisée entre le printemps et l’été 2021 et comprendra, entre autres, l’aménagement paysager, la finalisation des ouvrages de surface, l’ajout de mobilier urbain et l’asphaltage des couches finales des voies de circulation. 

Une fois terminé, le chemin Pink aura l’allure d’un véritable boulevard urbain à quatre voies avec un terre-plein central et l’ajout d’éclairage de rue moderne, une piste multifonctionnelle hors chaussée, des bandes cyclables unidirectionnelles sur la chaussée, un trottoir de béton du côté notre entre le chemin de la Montagne et le boulevard des Grives et l’ajout d’un feu de circulation à l’intersection de la rue de la Gravité. Des buttes et des murs antibruit seront aussi aménagés pour préserver la quiétude des résidents du secteur.

L’élargissement du chemin Pink fait partie des discussions au conseil municipal de Gatineau depuis 2010. À l’époque, il était prévu d’élargir l’artère entre 2012 et 2014. 

La signature d’un protocole d’entente avec le gouvernement du Québec a cependant été plus compliquée que prévu. Cette étape a finalement été franchie en 2018. 

Les coûts des travaux sont aussi plus élevés que ce qui avait été estimé au départ. L’enveloppe prévoyait un montant de 7,9 millions $ pour l’élargissement. Le coût des travaux est aujourd’hui de 10,3 millions $.

Gatineau

Train léger: Pedneaud-Jobin veut des engagements de tous les partis

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, souhaite que le projet de train léger dans l’ouest prenne davantage de place que l’ajout d’un ou de plusieurs ponts interprovinciaux dans les débats de la campagne électorale fédérale qui arrive à grands pas.

Le député libéral de Gatineau, Steven MacKinnon, fait partie de ceux qui plaident pour l’ajout d’un sixième pont au-dessus de la rivière des Outaouais. Le candidat conservateur dans Hull-Aylmer et actuel conseiller municipal du district de Deschênes, Mike Duggan, a pour sa part lancé l’idée d’en ajouter trois — dont un « vert » qui serait interdit aux véhicules à combustion.

Gatineau

Verdissement d’un stationnement du Vieux-Gatineau: arracher l’asphalte à mains nues

Pour se réapproprier un îlot de chaleur de leur quartier, les résidents du Vieux-Gatineau sont invités à arracher de l’asphalte à mains nues, samedi.

Il s’agit d’une première étape vers le verdissement et la transformation en espace communautaire d’un stationnement cédé par Produits forestiers Résolu (PFR) à l’organisme «Les Serres urbaines Notre-Dame».

Depuis sa relance, l’usine de PFR emploie un nombre réduit de travailleurs en raison du ralentissement de l’industrie des pâtes et papiers. Comme elle n’avait plus besoin de tous ces espaces de stationnement, l’entreprise a choisi de les céder à la communauté du Vieux-Gatineau.

Serres urbaines Notre-Dame s’associe au Conseil Régional de l’Environnement et du Développement Durable de l’Outaouais (CREDDO) pour redévelopper cet îlot de chaleur. Le CREDDO intervient à titre de porteur régional du programme «Sous les pavés» du Centre d’écologie urbaine de Montréal.

«Le programme existe pour transformer des lieux asphaltés en milieu communautaire où on retrouve de la verdure», explique le chargé de projet en développement du milieu du CREDDO, Gabriel Noël-Letendre.

Ce stationnement de 8000 mètres carrés sera d’abord et avant tout un jardin communautaire, mais des arbres et autres végétaux seront plantés pour éviter qu’il n’y ait que «des boîtes de jardinage dans un parking», ironise M. Noël-Letendre.

Les gens intéressés à participer à cette activité n’ont qu’à se présenter au 79, rue Main à Gatineau à compter de 9 h samedi matin, idéalement en portant des vêtements longs et des souliers fermés. Le matériel nécessaire aux travaux sera fourni sur place, soutient Gabriel Noël-Letendre.

Pour faciliter la tâche des bénévoles, l’asphalte a déjà été cassé en morceaux à l’aide d’une pelle mécanique. «Arracher l’asphalte à la main, c’est vraiment un geste symbolique. On veut que les gens s’approprient l’espace», explique le chargé de projet du CREDDO.

Il s’agit du second projet du CREDDO dans le cadre du programme «Sous les pavés» qui arrive à échéance. Le verdissement de l’espace vacant près du Gîte Ami, dans le Vieux-Hull, a été réalisé l’an dernier.

M. Noël-Letendre ajoute que le public sera également invité à assister à la deuxième phase du projet dans quelques semaines, au moment de planter certains arbres.

Gatineau

Gatineau veut faciliter la recherche de logements adaptés

Les personnes à mobilité réduite de Gatineau ayant des besoins particuliers en matière d’habitation verront bientôt leur recherche d’un logement adapté grandement facilitée.

La Ville travaille présentement à l’élaboration d’un registre qui concentrerait l’ensemble des logements adaptés, adaptables et visitables sur son territoire. Une rencontre aura lieu le 19 septembre prochain. Des promoteurs immobiliers, des partenaires du milieu du logement et l’organisme OnRoule seront réunis pour poser les bases de ce service de type guichet unique.

Gatineau

Stationnements écoresponsables: Gatineau a déjà pris de l’avance

Gatineau peut sans aucun doute faire mieux pour rendre les stationnements plus écoresponsables, reconnaît la présidente de la commission du développement du territoire, l’habitation et l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette. La conseillère note toutefois que la Ville a resserré sa réglementation à ce niveau dans les dernières années.

L’élue du district du Plateau a ainsi réagi à la proposition du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO) rendue publique par Le Droit, jeudi. L’organisme souhaite voir la Ville de Gatineau mettre en application une panoplie d’outils réglementaires qui forceraient les promoteurs à, entre autres, aménager des stationnements plus verts, qui offrent une meilleure gestion des eaux de ruissellement et qui sont moins intimidants pour les piétons et les cyclistes.