Gatineau veut éviter les «42, rue Cochrane»

Le service d'urbanisme de la Ville de Gatineau veut mieux encadrer les projets d'insertion domiciliaire afin d'éviter des cas problématiques comme le 42, rue Cochrane, où la construction d'une nouvelle maison entre deux bâtiments déjà existants, bien que conforme, a soulevé l'ire de tout un voisinage.
La directrice du service de l'urbanisme, Catherine Marchand, affirme que la gestion de ce type de dossier est complexe parce que le zonage ne permet pas à la municipalité d'intervenir et de forcer la modification d'un projet d'insertion. L'urbanisme travaille actuellement sur un «plan d'implantation et d'intégration architecturale» qui pourrait encadrer les projets d'insertion à la grandeur de la ville.
«Ça va permettre de faire en sorte que les projets exceptionnels, dont la volumétrie est 25% plus importante que les bâtiments environnants, seront analysés et traités en fonction de critères et d'objectifs précis, a indiqué Mme Marchand. Le fonctionnaire ne pourra plus utiliser son bon sens pour autoriser un projet, il devra se baser sur des critères. Le projet devra ensuite être vu par le Comité consultatif d'urbanisme et éventuellement c'est le conseil qui devra l'accepter.»
Mme Marchand affirme qu'en vertu d'un tel règlement, le 42, rue Cochrane aurait dû faire l'objet d'une analyse particulière en fonction de ces nouveaux critères et que «possiblement qu'il y aurait eu un résultat architectural différent», a-t-elle ajouté.
Le règlement doit être proposé au conseil municipal en octobre et pourrait être en vigueur au début de 2016.