Gatineau tarde à soumettre sa candidature au Défi des villes intelligentes et dont le premier prix est d’une valeur de 50 millions $.

Gatineau toujours pas inscrite au Défi des villes intelligentes

Alors que des villes comme Montréal et Québec mettent en place des équipes spécialement dédiées pour développer des applications intelligentes qu’elles pourront soumettre au Défi des villes intelligentes lancé par le gouvernement fédéral et dont le premier prix est d’une valeur de 50 millions $, la Ville de Gatineau est, pour sa part, encore à « examiner l’opportunité » de s’inscrire, précise le service des communications.

Ainsi, ce dossier ne semble pas avoir évolué grandement dans les bureaux administratifs de la Ville depuis que le conseiller Martin Lajeunesse a clairement signifié l’intérêt pour Gatineau de participer à ce concours. C’était juste après les élections. Le conseiller, qui est responsable du dossier ville intelligente à Gatineau, entend prochainement revenir à la charge pour que l’administration fasse un pas en avant dans ce dossier.

« Je réalise que je vais devoir amener une résolution au conseil, a-t-il affirmé au Droit. Il n’est pas encore trop tard. Nous avons des projets sur la table à dessin, mais il faut s’y pencher officiellement et présenter un projet à ce concours. Je vais travailler fort pour qu’on dépose une candidature. Même si on ne gagne pas, ça sera profitable parce que le concept de ville intelligente c’est une direction que nous devons prendre. »

Le conseiller Lajeunesse reconnaît que Gatineau n’a pas la capacité de dédier une équipe de fonctionnaires à l’élaboration d’applications intelligentes.

Gatineau accuse déjà un énorme retard quant à son infrastructure informatique, un retard qu’elle tente de rattraper à coups de plusieurs millions de dollars par année.

Il ajoute qu’une collaboration avec d’autres villes du Québec pour le concours est cependant possible. M. Lajeunesse affirme avoir soumis l’idée au maire Maxime Pedneaud-Jobin et à la présidente du comité villes intelligentes de l’Union des municipalités du Québec, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm.

« Pour faire quelque chose en collaboration avec d’autres villes, il est un peu minuit moins le quart », signale-t-il.

La date limite pour soumettre un projet au gouvernement fédéral est le 24 avril.

Les finalistes seront connus plus tard à l’été 2018. Ils recevront un montant de 250 000 $ leur permettant de parfaire leur application. Les grands gagnants seront ensuite annoncés au printemps 2019.

Le premier prix est ouvert à toutes les collectivités, peu importe leur nombre d’habitants. Un deuxième prix de 10 millions $ s’adresse aux villes de 500 000 habitants et moins, et un troisième prix pour les collectivités de moins de 30 000 personnes.