Gatineau est au sommet des localités les plus vitalisées économiquement au Québec.

Gatineau s'installe au troisième rang

Au sommet des localités les plus vitalisées économiquement au Québec : Sainte-Brigitte-de-Laval. Au 1164 et dernier rang : Saint-Guy, dans le Bas-Saint-Laurent. Et parmi les villes de 100 000 habitants et plus, Lévis trône au sommet et Gatineau se pointe au troisième rang.

Comme il le fait tous les deux ans, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié, mercredi, son Indice de vitalité économique des localités.

L’ISQ passe au crible la situation économique de 1164 municipalités, communautés autochtones et territoires non organisés de 40 habitants et plus.

Pour évaluer la vigueur économique des municipalités québécoises et pour dresser son palmarès, l’ISQ utilise trois indicateurs : le revenu total médian des gens de 18 ans et plus, la proportion de personnes occupant un emploi et le taux d’accroissement annuel moyen de la population sur une période de cinq ans. 

Selon indice de l’ISQ, les localités les plus vitalisées économiquement en 2016 se concentraient essentiellement dans les agglomérations métropolitaines de Québec, de Montréal et de Gatineau, ainsi que dans le Nord-Québec.

C’est la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval, en banlieue de Québec, qui arrive en tête du classement. « Cette localité de 7441 habitants se distingue par une forte croissance démographique et un taux de travailleurs parmi les plus élevés au Québec », rend compte l’ISQ.

Parmi les grandes villes du Québec, celles de 100 000 habitants et plus, c’est Lévis qui trône au sommet, suivie de près par Terrebonne. 

« Dans ces deux villes, le revenu total médian et le taux de travailleurs y sont particulièrement élevés », souligne l’ISQ. 

Gatineau se classe au troisième rang. La ville de Maxime Pedneaud-Jobin devance Laval, Québec, Longueuil, Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières et Saguenay, dans cet ordre.

Moins rose dans l’Est

En queue de classement, les localités des régions administratives de l’est du Québec sont légion. 

« Les localités qui présentent un indice de vitalité économique plus faible sont généralement éloignées des grands centres urbains, elles sont de petite taille et se caractérisent par une population relativement âgée. Elles connaissent également un déclin démographique important, en plus d’afficher un revenu total médian et un taux de travailleurs plus faible que les autres localités. Sur le plan financier, ces municipalités comptent davantage sur les transferts de fonctionnement du gouvernement comme source de revenus », fait valoir l’ISQ.

« En proportion, 38,6 % des localités du Bas-Saint-Laurent, 42,2 % des collectivités de la Côte-Nord et 70,2 % de celles de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine se classent dans le cinquième et dernier quintile. »

« D’ailleurs, c’est la municipalité de Saint-Guy, située dans le Bas-Saint-Laurent, qui présente l’indice de vitalité économique le plus faible en 2016. En plus d’être aux prises avec un déclin marqué de sa population, cette localité de moins de 100 habitants présente un revenu total médian et un taux de travailleurs parmi les plus bas au Québec. »

Au 1er juillet 2016, la population de Saint-Guy comptait 77 personnes.

Les deux réalités

Selon l’ISQ, la population du groupe de localités appartenant aux municipalités les moins vitalisées économiquement est nettement plus âgée que celle de l’ensemble du Québec. 

En 2016, l’âge moyen des résidents des territoires se classant dans le cinquième quintile est de 47,8 ans comparativement à 42 ans dans la province. 

« Qui plus est, la proportion de la population âgée de 65 ans et plus par rapport à la population totale est plus importante dans les localités du cinquième quintile que dans l’ensemble du Québec. On constate, dans ces municipalités, une difficulté de renouvellement de la population qui peut s’expliquer par la nécessité pour les jeunes de poursuivre leurs études supérieures à l’extérieur et par la difficulté de trouver des emplois spécialisés dans leur milieu », suggère l’ISQ.

À l’autre bout du spectre, soit dans les localités appartenant au premier quintile, comme Sainte-Brigitte-de-Laval, on trouve une population relativement plus jeune. L’âge moyen est de seulement 40,8 ans, note l’ISQ.

Par ailleurs, en 2016, le revenu médian avant impôt des particuliers de 18 ans et plus dans les localités du dernier quintile de l’indice s’élève à 24 880 $, comparativement à 33 408 $ au Québec et à 39 025 $ dans les collectivités qui se classent dans le groupe de tête.

« La part des personnes âgées de 25 à 64 ans ayant un emploi est nettement plus élevée dans les localités du premier quintile que dans celles se classant dans le cinquième quintile de l’indice. En 2016, le taux de travailleurs se situe à peine au-dessus de 60 % dans les localités du dernier quintile, alors que dans les collectivités locales les plus vitalisées il s’établit à 80,2 % », rapporte l’Institut de la statistique du Québec