Yvon Leclerc trace un parallèle évident entre le quartier Saint-Roch à l’aube des années 1990 et le centre-ville de Gatineau aujourd’hui.
Yvon Leclerc trace un parallèle évident entre le quartier Saint-Roch à l’aube des années 1990 et le centre-ville de Gatineau aujourd’hui.

Gatineau se tourne vers le «mauve»

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
« Libérez les artistes », lance Yvon Leclerc à guise de conclusion de son plus récent ouvrage L’action culturelle et le développement territorial publié aux Presses de l’Université Laval. Les Villes qui misent sur les artistes et la culture pour se développer en retirent des bénéfices durables, soutient l’auteur connu pour son apport important dans le développement social et territorial du Québec des dernières années. M. Leclerc, qui a fondé et dirigé l’Association des centres locaux de développement (CLD) du Québec de 1998 à 2003 et qui a lancé un essai sur le renouvellement du modèle québécois en 2003 est convaincu ; la culture et le patrimoine doivent occuper une place de premier ordre dans le développement des villes. De l’expérience du quartier Saint-Roch, à Québec, à la passerelle d’Armand Vaillancourt à Plessisville, les exemples analysés par Yvon Leclerc démontrent que la culture a tendance à ne jamais faire faux bond quand on la place en ligne de front pour revitaliser un territoire. Selon l’auteur, un alignement d’étoiles est en train de s’opérer en ce sens à Gatineau. En s’efforçant comme d’autres avant elle de placer les artistes et la culture au cœur du redéploiement de son centre-ville, Gatineau fait le choix de l’« économie mauve ». Première partie.