C'est samedi que se tiendra la Grande corvée mais d'ici là, la Ville de Gatineau a débuté le travail.

Gatineau se ramasse en attendant la «Grande corvée»

Alors que la « Grande corvée » de samedi est en train de s'organiser, le nettoyage et l'analyse des dégâts découlant des inondations se poursuivent sur le terrain, à Gatineau. 
Le comité exécutif a adopté une dépense d'urgence pour embaucher deux équipes d'ingénieurs qui étaient déjà sur le terrain, mercredi matin, pour faire des tests de portance des différentes rues qui ont été submergées la semaine dernière. Certaines le sont toujours. 
« Il y a des tests qui se font sur Jacques-Cartier aujourd'hui (hier), a-t-il précisé. On a un certain nombre de détails, mais je ne suis pas prêt à les communiquer. L'armée est sur du Fer-à-cheval pour retirer l'enrochement qui avait été fait. Elle est là aussi pour enlever des sacs de sable. Elle se promène dans des endroits plus complexes pour l'accès, comme la rue Hurtubise. Ce sont de longues rues plus isolées. 
Des équipes de cols bleus ont sillonné les quartiers pour retirer les palettes de sac des sables inutilisés. Quinze conteneurs dispersés sur le territoire sont actuellement utilisés pour les déchets de constructions. «On est aussi très content de pouvoir démonter le centre d'hébergement d'urgence qui avait été mis en place à la polyvalente le Carrefour, a mentionné le maire. En cas de besoin, on aurait été capable, en l'espace de 30 minutes, d'ouvrir ce centre et commencer à accueillir les gens.»
Conseil spécial inondations
Une séance spéciale du conseil municipal de Gatineau uniquement sur les inondations est actuellement en préparation. Le maire souhaite pouvoir la tenir la semaine prochaine. Le but premier serait d'adapter la réglementation municipale, pour un temps, afin de faciliter les efforts de reconstruction. Un premier aperçu des dégâts et des dépenses engendrés par les inondations pourrait être présenté. 
Le maire Pedenaud-Jobin a aussi indiqué que certaines questions étaient toujours en suspend quant à la gestion de la crise pendant les inondations. Il veut notamment savoir comment ont été gérés les barrages qui ont eu un impact sur les rivières des Outaouais et Gatineau. «La question qui se pose c'est qui savait quoi et à quel moment, a-t-il indiqué. Est-ce qu'il y a des choses qu'on aurait pu savoir plus vite. Je ne suis pas en train de juger, ce n'est qu'une question. La chronologie de tout ça demeure quelque chose d'important quand viendra l'heure des bilans.»