Gatineau se dote d'une politique événementielle

La Ville de Gatineau se dote d'une nouvelle politique qui, espère-t-elle, lui permettra d'augmenter l'offre d'événements d'envergure sur son territoire.
Le travail pour accoucher de cette politique et du programme de soutien qui s'y rattache avait a débuté il y a plus d'un an. Le projet présenté en comité plénier, mardi, avait reçu un appui unanime des membres du comité fêtes et festivals, le 10 mars dernier. Le conseil municipal a cependant vu les choses bien autrement, renvoyant l'administration refaire leurs devoirs. 
Une longue série de commentaires et de demandes de modification de la part des élus avait eu pour effet de remettre l'adoption de cette politique à une date ultérieure. En fin d'après-midi, toutefois, les fonctionnaires ont amené les clarifications nécessaires permettant au conseil de se positionner en faveur de la politique. Elle doit être adoptée officiellement lors du conseil municipal, le 11 avril prochain.
La politique propose entre autres le financement maximum admissible en fonction de l'envergure de l'événement en demande de subvention. Selon le conseiller Maxime Tremblay, cette façon d'aborder les choses «condamne à demeurer petit». La Ville doit, selon lui, trouver une façon de financer de manière plus intense certains événements qui souhaitent gagner en notoriété et en envergure.
Une série d'objectifs plus ou moins précis à atteindre grâce à cette politique a aussi soulevé l'insatisfaction du conseiller Gilles Carpentier. «Je ne pense pas qu'on a la capacité de bien évaluer les impacts de notre politique, a-t-il lancé. Il faut des indicateurs de rendement clairs ce qu'on ne retrouve pas dans cette proposition.» Ces indicateurs seront proposés dans deux semaines.
La conseillère Denise Laferrière a pour sa part proposé qu'un plan de compensation soit développé pour les événements générateurs de gaz à effet de serre. 
«Si on veut être sérieux dans notre volonté verte, il ne faut pas parler des deux bords de la bouche, a-t-elle indiqué. Il faut que ces événements puissent compenser leur empreinte d'une manière ou d'une autre.»