Gatineau propose une «table» pour discuter du centre-ville

Après des années de revendications, de discussions et de réflexions, la Ville de Gatineau a finalement présenté, mardi, le modèle de gouvernance qu'elle entend mettre en place dans le centre-ville pour favoriser les échanges entre les différents intervenants du secteur.
Encore « trop flou et trop mou » au goût de certains conseillers municipaux, le modèle retenu prendrait la forme d'une table de concertation à laquelle seraient invités à siéger un nombre encore indéterminé de représentants de chacun des secteurs d'activités impliqués dans la vie du centre-ville. 
Ces gens se rencontreraient à raison de deux ou trois fois par année. Les règles de fonctionnement restent à déterminer, tout comme l'identité des gens qui devront y siéger. La présidence serait assumée par un élu, probablement le maire, et la personne-ressource pour avoir accès aux services municipaux pertinents serait le directeur territorial du centre de service du secteur Hull. 
Plusieurs élus critiques du maire Maxime Pedneaud-Jobin l'ont accusé d'avoir tergiversé beaucoup trop longtemps dans ce dossier. Ce dernier rejette ces accusations estimant être « dans les temps ». « Moi je pense que ceux qui ont le goût de travailler pour le centre-ville doivent venir à cette table, dit-il. Si nous sommes un peu trop, nous trouverons le moyen d'élaguer un peu, mais l'objectif est de mettre ensemble tous ceux qui veulent travailler pour le centre-ville et d'arrimer les actions. On va assumer notre leadership et asseoir tout le monde ensemble. »
« Du pudding »
La conseillère du quartier, Denise Laferrière, est apparue très critique envers la proposition de table de concertation. « Je m'attendais à quelque chose de bien plus étoffé et à des orientations plus claires, dit-elle. Là, c'est tellement mou, on dirait du pudding. Le maire a tellement attendu avant de proposer quelque chose que là, il devait démontrer qu'il fait quelque chose dans ce dossier, mais dans les faits, il ne fait rien. »
Mme Laferrière, qui aura été conseillère du quartier pendant 16 ans admet qu'elle n'a jamais pris ce dossier à bras-le-corps. Il s'agissait de la responsabilité du maire, estime-t-elle. Cette dernière croit maintenant que cette table de concertation ne regroupe que des gens qui sont favorables aux politiques du maire Pedneaud-Jobin.
Plusieurs élus ont indiqué qu'il était impératif pour eux de connaître la composition de cette table avant de lui donner un appui favorable ou non. Le dossier devrait revenir à la table du conseil au début 2017.