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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, aurait annoncé le prêt d’employés de la Ville au CISSSO avant d’avoir conclu une entente officielle avec les syndicats.
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, aurait annoncé le prêt d’employés de la Ville au CISSSO avant d’avoir conclu une entente officielle avec les syndicats.

Gatineau prête ses employés sans entente signée avec ses syndicats

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Des représentants syndicaux de la Ville de Gatineau reprochent au maire Maxime Pedneaud-Jobin et à son administration de ne pas avoir d’abord conclu une entente officielle et écrite avec eux avant d’annoncer publiquement, vendredi, qu’une cinquantaine d’employés municipaux seraient prêtés au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) pour une période de deux mois.

«On n’est pas arrivé à s’entendre sur certaines modalités, a précisé au Droit, mardi, la présidente du Syndicat des cols blancs, Geneviève Carrier. Les gens des ressources humaines ont commencé à offrir à des employés de participer sans qu’on en soit arrivé à une entente. Nous avons toujours fait preuve de collaboration et nous sommes évidemment très ouverts à aider le réseau de la santé pour la vaccination, mais selon des paramètres convenus.»


« Les gens au service des ressources humaines nous ont dit que c’était une décision politique venant du maire et qu’il y ait une entente ou non, des employés allaient être prêtés au CISSSO. »
Denis Savard, président du Syndicat des cols bleus

Mme Carrier explique que l’absence d’une entente officielle avec les syndicats explique que ces derniers n’aient pas participé à la conférence de presse de vendredi, en compagnie du CISSSO et du ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe.

Le président du Syndicat des cols bleus, Denis Savard, abonde dans le même sens. «Les gens au service des ressources humaines nous ont dit que c’était une décision politique venant du maire et qu’il y ait une entente ou non, des employés allaient être prêtés au CISSSO», dit-il. Des litiges entre le syndicat et la Ville liés à la conciergerie auraient particulièrement fait obstacle à la signature d’une entente officielle entre les deux parties.

Des versions différentes

Interpellé à ce sujet, mardi, le maire Pedneaud-Jobin a paru surpris des affirmations des deux représentants syndicaux. «À mon avis, il y avait une entente, a-t-il dit. Je ne sais pas d’où vient votre information. Je vais faire des vérifications, mais selon moi, les syndicats ont clairement exprimé leurs préoccupations et on s’est assuré d’y répondre avec le CISSSO. Selon moi, on a répondu à leurs exigences, notamment en matière de protection de la santé et de la sécurité. Je ne sais pas sur quoi portent les craintes des syndicats ou si ça prenait une signature. Il devait y avoir entente, mais je ne sais pas si dans la mécanique ça prenait une signature.»

En fin de journée mardi, le cabinet du maire a affirmé au Droit que des ententes avaient été «obtenues» avec tous les syndicats concernés et qu’elles étaient «en cours de signature». L’attachée de presse du maire, Laurence Gillot, affirme que ces ententes ont été obtenues la veille de l’annonce officielle. Cette dernière ajoute que dans le cas des cols bleus, ce serait le syndicat lui-même qui aurait précisé qu’une signature d’entente n’était pas nécessaire.