Une grande majorité de Gatinois est d'accord pour bannir les pitbulls de la Ville, selon le conseiller Jocelyn Blondin.

Gatineau pourrait renverser sa décision et bannir les pitbulls

Gatineau pourrait rapidement revenir sur sa décision vieille d'à peine une semaine de ne pas bannir les chiens de type pitbull de son territoire.
La décision de la Cour d'appel du Québec qui a donné raison à la Ville de Montréal, jeudi, change tout, a affirmé au Droit le conseiller et président de la commission sur la sécurité publique de Gatineau, Jocelyn Blondin.
Le tribunal a renversé, jeudi, l'ordonnance de sursis prononcé par la Cour supérieure au début du mois d'octobre qui empêchait la Ville de Montréal de bannir les chiens de type pitbull sur son territoire, tel que le stipulait un nouveau règlement adopté dans la foulée des événements tragiques survenus dans la métropole impliquant des chiens de type pitbull. 
À étudier après les fêtes 
Or, le 22 novembre dernier, les élus gatinois, craignant eux aussi de voir la Ville traînée devant les tribunaux pour un règlement trop sévère sur les chiens potentiellement dangereux, ont préféré renforcer le règlement déjà en place plutôt que de suivre la recommandation unanime de la commission de la sécurité publique qui souhaitait éliminer, par attrition, les chiens de type pitbull du territoire. 
« Dès que j'ai vu cette nouvelle en provenance de Montréal, j'ai envoyé un courriel au chef de police, Mario Harel, et aux membres de la commission, a indiqué M. Blondin. On va revenir sur notre proposition initiale dès la prochaine réunion de la commission, après les Fêtes. On voulait abolir les pitbulls et les chiens potentiellement dangereux, mais nous avions modifié notre résolution parce que le même genre de règlement se retrouvait devant les tribunaux. On a été prudent, mais là on voit ce qui se passe. On va se pencher à nouveau là-dessus et revenir rapidement devant le conseil avec notre proposition initiale. »
M. Blondin affirme qu'une grande majorité de Gatinois est d'accord pour bannir les pitbulls de leur ville. Il affirme recevoir de très nombreux messages d'appui de la part de citoyens craignant pour leur sécurité. 
Depuis 2014, à Gatineau, sur un total de 185 cas de morsures, 96 ont été l'oeuvre d'un pitbull. C'est 51 % des cas répertoriés de morsure sur le territoire. « Réparer une blessure faite par une morsure de pitbull est aussi compliqué que de réparer une blessure par balle », a affirmé, la semaine dernière, Me Claudine Lacasse, avocate au service juridique de la Ville.