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La Ville de Gatineau vise pour l’ensemble de son territoire une réduction de GES d’ici dix ans de 35 % par rapport aux émissions de 2015.
La Ville de Gatineau vise pour l’ensemble de son territoire une réduction de GES d’ici dix ans de 35 % par rapport aux émissions de 2015.

Gatineau pourrait favoriser les entreprises qui réduisent leurs émissions de GES

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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La Ville de Gatineau pourrait être tentée de favoriser les entreprises qui ont un plan de réduction des gaz à effet de serre (GES) dans leurs appels d’offres. C’est du moins la proposition soumise par le conseiller Gilles Carpentier, mardi, alors que le conseil se penchait sur les cibles de réduction à atteindre d’ici 2030.

Tel que Le Droit l’indiquait il y a deux semaines, la Ville vise pour l’ensemble de son territoire une réduction de GES d’ici dix ans de 35 % par rapport aux émissions de 2015 et vise la carboneutralité en 2050. Ces cibles seront d’ailleurs soumises au conseil pour adoption en mars prochain.

«On va continuer à avoir du succès avec nos stratégies si on prend une approche globale, a affirmé M. Carpentier. Je nous verrais très bien avoir des dispositions dans nos appels d’offres où il pourrait y avoir un certain pourcentage des points pour les compagnies capables de démontrer qu’elles font des efforts pour réduire leurs émissions de GES. Nous pourrions ainsi favoriser les entreprises qui contribuent avec nous à la réduction des GES.»

Le conseiller Gilles Carpentier

M. Carpentier insiste d’abord sur la pertinence d’analyser une telle éventualité. Ce dernier précise que des mesures doivent être trouvées pour favoriser et encourager, voire récompenser les entreprises qui agissent contre les GES. «Si l’analyse faite par l’administration indique qu’il pourrait y avoir un risque pour la Ville d’obtenir des contrats au meilleur prix possible, je ne pousserai pas la note, mais je veux avant tout avoir une analyse de cette possibilité.»

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin affirme être en faveur du principe avancé par M. Carpentier. Gatineau le fait déjà dans une certaine mesure pour encourager les entreprises à avoir de bonnes pratiques et pour favoriser l’achat local. «Pour moi, ça fait partie des choses à analyser, mais il faut être prudent, dit-il. Est-ce que ça occasionnerait des effets pervers? Est-ce qu’on manquerait de soumissionnaires dans certains domaines? Il faut être prudent, mais la planète a besoin d’aide et ce genre de mesure peut inciter des gens à aller plus vite.»