L'an dernier, un marquage de rue on ne peut plus contradictoire avait fait le tour du Web en un rien de temps.

Gatineau pourrait devoir rembaucher Lignbec

La firme de marquage Lignbec, mise à l'amende par la Ville de Gatineau la semaine dernière pour son travail de «cabochon» aux yeux du maire Maxime Pedneaud-Jobin, pourrait à nouveau remporter un appel d'offres, émis jeudi matin, pour le marquage de la chaussée.
«En vertu des règlements actuellement en vigueur, la firme Lignbec pourrait soumissionner à nouveau sur les appels d'offres publics de la Ville», a confirmé le service des communications.
Depuis juin dernier, les villes ont le pouvoir d'insérer une clause additionnelle sur l'évaluation de rendement dans les appels d'offres, afin d'écarter des entreprises moins performantes même si leur soumission est la plus basse.
Or, cette nouvelle disposition de la Loi sur les cités et villes n'était pas en vigueur lorsque Gatineau a choisi Lignbec, une filiale de TRA Inc, pour son contrat de marquage en 2012.
«Cette nouvelle clause est intégrée à tous les processus d'appel d'offres depuis l'été 2013, incluant l'appel présentement en cours pour le marquage de la chaussée. Toutefois, comme cette disposition n'existait pas lors de l'octroi du contrat de 2012, elle ne peut pas être appliquée rétroactivement», commente la Ville de Gatineau.
Une pénalité et des retenues de 70 000 $ ont été imposées à l'entreprise de Saint-Eustache la semaine dernière, une somme correspondant à 18% de la valeur des contrats qui lui avaient été octroyés.