La quatrième ville du Québec parle dorénavant d'une voix forte, se réjouit le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Gatineau pourra passer de la parole aux actes

Près de 24 heures après la conclusion du lac-à-l'épaule, des élus de Gatineau s'entendaient pour dire hier que grâce aux compromis faits par tous et chacun, la quatrième ville en importance de la province pourra passer des paroles aux actes et prendre la place qui lui revient sur l'échiquier touristique. En plus de la version métamorphosée de Destination Gatineau, la revitalisation du centre-ville sera une bougie d'allumage pour atteindre cet objectif.
«Je le dis depuis l'époque où j'étais présidente de Tourisme Outaouais, il faut cesser de travailler en silo. Il faut travailler ensemble. Maintenant, avec le 150e anniversaire du Canada et le fait que Québec nous a reconnu comme étant une porte d'entrée de la province, une fenêtre d'opportunités s'ouvre à nous», lance la conseillère du district Parc-de-la-Montagne Saint-Raymond, Louise Boudrias.
Cette dernière tient par ailleurs à préciser que le nouveau comité sur lequel siégera autant la Ville de Gatineau que Tourisme Outaouais, n'aura pas de droit de regard sur les projets du centre-ville. Son mandat sera spécifique aux projets reliés aux célébrations du 150e anniversaire du pays.
«Il faut présenter des idées le plus tôt possible, il est déjà un peu minuit moins une», dit-elle.
Exercice positif
Il a beau être un ancien de la garde rapprochée de l'ex-maire Bureau, le conseiller du district du Plateau, Maxime Tremblay, s'est lui aussi montré enthousiaste face à la suite des choses.
«L'exercice a été très positif. L'amalgame de positions a permis de former un plan d'action sur quatre ans. Maintenant, le gros défi sera de rattacher tous les projets à un plan financier. (...) C'est clair que le coeur du centre-ville doit être une priorité et l'Outaouais devra aussi se montrer plus agressive au niveau touristique», dit-il.
Ne cachant pas que le vélo pourrait devenir une marque de commerce de choix afin d'attirer des touristes en sol gatinois, le maire Maxime Pedneaud-Jobin indique que le transport actif a fait l'objet de discussions à la table.
«L'un des objectifs est de retirer des véhicules de la route, autant pour l'environnement que la qualité de vie et la santé publique. On a parlé du vélo comme d'une partie de l'identité gatinoise. On voulait aussi aller plus loin en parlant de plein air urbain, avec nos rivières, nos espaces verts et le ski de fond», mentionne-t-il. La fermeture de rues à la circulation automobile n'est cependant pas dans les plans pour l'instant.
Quant à la revitalisation du centre-ville, le maire estime qu'elle doit être menée avec la Ville de Gatineau comme chef de file, afin que tout le monde avance dans la même direction.
«On veut créer une table de partenaires. L'un des défis majeurs du centre-ville, c'est qu'il y a énormément d'intervenants. On avance lentement parce qu'on n'a pas de forum où tout le monde se parle. Il faut un plan d'action commun, on a tendance à multiplier les projets.»
Par ailleurs, le maire affirme qu'il serait pertinent d'attribuer à un élu le titre de porte-parole pour les relations intergouvernementales pour permettre à Gatineau d'exercer un leadership fort.
Comme il l'avait affirmé il y a deux semaines, le maire Pedneaud-Jobin a répété que quand tout le monde met un peu d'eau dans son vin, il y a moyen de trouver des terrains d'entente.
«On avait des programmes électoraux assez divergents et là je peux dire avec beaucoup de fierté qu'on se rapproche d'un programme de conseil. On enlève nos logos et nos noms sur nos programmes et on a transformé ça en programme de conseil», conclut-il.