Des villes comme Trois-Rivières, Shawinigan, Québec et Saint-Jérôme font face aussi à des retards dans la cueillette des déchets. Gatineau n’est pas seul dans cette situation.

Gatineau n’est pas la seule à éprouver des retards dans la collecte des déchets

Les retards à répétition dans la collecte des déchets sont loin d’être uniques à Gatineau. Des encombrants, des bacs et des résidus verts qui traînent plusieurs jours en bordure de rue avant d’être ramassés font maugréer des contribuables aux quatre coins de la province actuellement. Et partout c’est le même problème qui remonte à la surface : la pénurie de la main-d’œuvre.

Une courte revue de presse permet de voir que les villes de Trois-Rivières, Shawinigan, Québec et Saint-Jérôme ont toutes fait face à la même situation au cours des dernières semaines. À Lévis, sur la rive-sud de Québec, où les retards dans la collecte des déchets ont atteint jusqu’à trois semaines en septembre dernier, des mesures draconiennes ont été mises de l’avant. Afin de reprendre le dessus, la Ville de Lévis a été dans l’obligation d’inviter ses citoyens à se rendre eux-mêmes porter leurs sacs de déchets dans des points de dépôt identifiés par la municipalité.

Le président du comité exécutif de Gatineau, Cédric Tessier, signale que c’est la même chose partout. «Comme à Gatineau, c’est la pénurie de la main-d’œuvre qui est l’enjeu», dit-il. Et comme Gatineau, ces municipalités sont toutes à la recherche de solutions. La Ville de Québec, par exemple, a dû faire appel à ses propres cols bleus pour que son sous-traitant puisse reprendre le contrôle de la situation. Cette avenue ne serait cependant pas envisageable à Gatineau, selon M. Tessier.

Pas de réduction de services

Le comité exécutif de Gatineau s’est penché, à huis clos, mercredi dernier, sur la situation entourant la collecte des déchets et son contrat avec Derichebourg. Les fruits de cette discussion seront rendus publics plus tard cette semaine, lors de la réunion du comité exécutif de mercredi. M. Tessier est demeuré vague sur les recommandations qui doivent être adoptées, mais il a tenu à être clair sur un élément en particulier. «On ne va pas réduire les normes de service, a-t-il dit. Il a été question de peut-être réduire les collectes de compost pendant l’hiver, mais ce n’est pas une option. Il n’est pas question de rouvrir le contrat avec Derichebourg, ce n’est pas notre objectif. On a un contrat et on veut l’appliquer.»

Sans vouloir livrer les détails des propositions qui seront rendues publiques mercredi, M. Tessier précise qu’une révision des horaires de collectes pourrait être une option, mais que cela ne signifierait pas pour autant une réduction du niveau de service.

Quant à savoir si Gatineau entend se prévaloir d’une première année d’option au contrat avec Derichebourg, M. Tessier n’a voulu donner aucune indication. «Il sera question du contrat avec Derichebourg», a-t-il simplement affirmé.