La conseillère du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette

Gatineau instaure un comité de suivi du 1er juillet

Sans vouloir s’ingérer dans les communications entre les organismes, la Ville de Gatineau a décidé d’instaurer un comité de suivi afin d’assurer que personne ne se retrouve à la rue le 1er juillet.

« Ça a été mis en lumière que la concertation n’est pas facile entre les organismes communautaires. La Ville a pris en charge d’assurer la coordination du 1er juillet », a affirmé en entrevue avec Le Droit la conseillère du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette. 

À son avis, en raison de ce « manque de concertation » entre l’Office d’habitation de l’Outaouais (OHO) et les organismes de logement, il n’existe pas de « portrait exact des ménages qui requièrent un logement au 1er juillet, et c’est un gros problème ». 

Mme Marquis-Bissonnette soutient que la Ville ne souhaite pas « s’ingérer dans le processus et dans la façon de gérer les choses des organismes », mais que son rôle est de « s’assurer que les organismes se parlent ». 

En ce sens, ce nouveau comité de suivi sera formé de l’OHO, des Œuvres Isidore Ostiguy, du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) ainsi que de la Ville de Gatineau. « Il faut absolument que les organismes travaillent ensemble. Ils n’ont pas le choix, pour faire face à la situation actuelle. »

Sans donner de nombre précis, la conseillère Marquis-Bissonnette affirme qu’une dizaine de ménages n’ont pas encore trouvé de logement. S’ils se retrouvent dans la même situation d’ici le 1er juillet, l’OHO sera responsable de leur offrir de l’hébergement commercial, c’est-à-dire de passer quelques nuits à l’hôtel. 

« On va travailler au cas par cas. Le comité de suivi restera en place aussi longtemps qu’il y aura des cas. »

Au début des années 2000, Gatineau avait ouvert l’aréna Guertin et y avait installé des lits de fortune pour palier à la crise du logement. Cette année, le nombre de ménages sans toit n’est pas assez suffisant pour instaurer de telles mesures, a jugé la Ville. 

Une ligne téléphonique

Bien que ça n’ait pas encore été confirmé par l’OHO, la Ville de Gatineau souhaiterait que l’organisme mette en place un numéro de téléphone pour permettre à ceux qui n’ont pas de logis le 1er juillet d’avoir accès au service d’aide à la recherche de logement. 

C’est déjà ainsi que fonctionnent les Offices d’habitation de Québec et de Montréal. « C’est le rôle des Offices d’habitation de coordonner le milieu, justement. Ce sont eux qui ont le plus de ressources, donc typiquement, c’est leur rôle. On le voit dans les autres villes, mais ce n’est pas nécessairement le cas à Gatineau. »