Gatineau devrait s'inspirer de Montréal et Québec en offrant un programme d'accès à la propriété pour empêcher les jeunes familles de quitter la ville pour se diriger vers les municipalités environnantes.

Gatineau garde le cap sur la densification

Gatineau n'a pas l'intention de se laisser détourner de son objectif de se densifier parce que quelques jeunes familles quittent son territoire au profit de la périphérie. «Notre priorité est de densifier et nous ne reculerons pas là-dessus», a insisté le maire Maxime Pedneaud-Jobin.
Ce dernier réagissait ainsi aux affirmations du directeur général de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ-Outaouais), Benoît Mottard, qui affirmait, mardi, dans LeDroit, que Gatineau devrait s'inspirer de Montréal et Québec en offrant un programme d'accès à la propriété pour empêcher les jeunes familles de quitter la ville pour se diriger vers les municipalités environnantes.
Selon M. Mottard, les jeunes familles retrouvent de moins en moins ce qu'ils cherchent comme habitation à Gatineau parce que la Ville permet aux constructeurs d'inonder le marché avec des condominiums et des constructions qui ne correspondent pas aux besoins des familles avec enfants.
«Nous avons construit à faible densité pendant 40 ans et on se rend compte aujourd'hui que c'était une erreur, a indiqué le maire Pedneaud-Jobin. Nous respectons le goût des gens d'habiter dans des unifamiliales, mais nous voulons densifier parce que c'est mieux sur le plan fiscal et de l'environnement. Ici, contrairement à Montréal où le centre-ville se vide, nous sommes en croissance partout. La question pour nous c'est où doit se faire la croissance et quel type de communauté nous voulons nous donner. La solution n'est pas de subventionner l'accès à la propriété pour les jeunes familles. Ici, il faut gérer la croissance.»
Le maire reconnaît toutefois que l'exode en périphérie de certaines familles qui continuent d'utiliser les infrastructures municipales pose problème.
Il entend discuter de cette problématique avec les maires des municipalités périphériques.
«Des gens qui habitent à un endroit, mais qui doivent travailler, consommer et avoir des loisirs ailleurs c'est ce qu'il faut éviter», ajoute-t-il.