Les toilettes «pour hommes» et «pour femmes» pourraient bientôt disparaître de certains lieux publics à Gatineau.
Les toilettes «pour hommes» et «pour femmes» pourraient bientôt disparaître de certains lieux publics à Gatineau.

Gatineau favoriserait les «toilettes non genrées» dans ses installations

Les toilettes «pour hommes» et «pour femmes» pourraient bientôt disparaître de certains lieux publics à Gatineau. Dans un effort d’inclusion sociale, la Ville cherche à emboîter le pas à la tendance des «toilettes non genrées» où hommes, femmes et enfants sont appelés à se côtoyer.

Ce type de toilette publique est perçue comme une mesure antidiscriminatoire envers les personnes transgenres dans plusieurs pays européens, ainsi que dans plusieurs écoles et universités canadiennes et américaines. À Gatineau, certaines casernes de pompiers offrent déjà des toilettes non genrées. L’installation prend souvent la forme de cabinets de toilette individuels, habituellement fermés du haut en bas, et à la disposition de tous, sans égard au sexe des personnes. Les lavabos, sèche-mains et tables à langer sont pour leur part installés dans des espaces communs. 

Le dossier a été abordé, lundi, devant la commission des loisirs, des sports et du développement communautaires. Les membres se sont entendus sur diverses recommandations, notamment celle de permettre la mise en place d’un projet-pilote pour l’aménagement de toilettes et de vestiaires universels dans les nouvelles installations de la Ville ou lors des rénovations. Les membres de la commission ont convenu que ce type de toilettes n’est pas approprié dans toutes les installations publiques de la Ville, notamment celles qui peuvent accueillir des événements pouvant attirer beaucoup de personnes. Toutefois les chalets de service des piscines extérieures semblent tout indiqués pour un tel projet, note la commission. 

La commission recommande aussi de consulter les principaux utilisateurs des lieux publics visés, ainsi que les membres de la commission Gatineau, Ville en santé, ainsi que la Table du vivre-ensemble afin de déterminer les conditions gagnantes à ce type d’aménagements. 

Si le président de la commission, Martin Lajeunesse, a semblé ouvert à procéder relativement rapidement dans ce dossier, les conseillers Gilles Chagnon et Pierre Lanthier ont adopté une position plus prudente et conservatrice en proposant de commencer avec un projet-pilote pour analyser la réception de la population avant de tout simplement permettre l’aménagement de ce type de toilette dans les installations municipales comme le prévoyait la recommandation originale adopté lundi.