Les élus gatinois ont adopté à l’unanimité l’option du train léger pour un lien rapide vers l’ouest. L’arrimage avec le réseau d’Ottawa fut le principal argument.

Gatineau fait le choix du train léger

Gatineau fait officiellement le choix du train léger. Réunis en conseil municipal, mardi, les élus gatinois se sont rangés, à l’unanimité, derrière un système sur rails pour le futur lien rapide de transport en commun dans l’ouest de la ville.

Les élus ont adopté une résolution demandant au gouvernement du Québec d’«inscrire comme priorité aux programmes fédéraux d’aide financière l’implantation d’un système sur rails comme solution pour répondre aux besoins de mobilité des résidents de l’ouest de la Ville de Gatineau». Pour le maire Maxime Pedneaud-Jobin, il s’agit d’une victoire politique. Il martèle la nécessité d’un système sur rails dans l’ouest de la Ville depuis la fondation de son parti Action Gatineau.

Ce dernier s’attend maintenant à ce que «tous les partis politiques» appuient le projet qui sera bientôt présenté par la Ville de Gatineau et qu’ils s’engagent, avant les prochaines élections, à le financer. «Il y a une fenêtre politique, a-t-il rappelé. Le fédéral arrive avec de l’argent comme jamais auparavant pour le transport en commun. Les villes se positionnent et nous devons le faire aussi pour avoir notre part.»

Une première étude récemment rendue publique par la Société de transport de l’Outaouais (STO) favorisait l’aménagement d’un système rapide par bus, mais le conseil rappelle, dans sa résolution, qu’un tel mode de déplacement ne tient pas compte de la nécessité d’arrimer le réseau gatinois avec celui de la Ville d’Ottawa qui migrera vers le train léger dans les prochains mois.

«Un système rapide par bus serait saturé dans un horizon de 10 à 15 ans», poursuit la résolution adoptée mardi.

La conseillère du secteur Aylmer, Audrey Bureau, a salué la position prise par le conseil municipal. Selon elle, il s’agit du meilleur moyen d’attirer plus de gens vers le transport en commun. Il y avait urgence d’agir dans ce dossier, a-t-elle ajouté, notamment en raison de la signature imminente pour l’entente fédérale-provinciale sur les infrastructures de transport en commun et du positionnement clair des villes de Montréal et Québec pour le prolongement du métro et l’aménagement d’un tramway.