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L’Association des pompiers et pompières de Gatineau trouve que Gatineau fait trop souvent appel à Ottawa.
L’Association des pompiers et pompières de Gatineau trouve que Gatineau fait trop souvent appel à Ottawa.

Gatineau et ses pompiers en cour

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
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Le torchon brûle entre le syndicat qui représente les pompiers de Gatineau et la Ville de Gatineau sur le recours à des sapeurs d’Ottawa lors d’interventions. Le litige est d'ailleurs débattu cette semaine en Cour supérieure du Québec. 

L’Association des pompiers et pompières de Gatineau (APPG) a déposé une demande d’injonction permanente «pour empêcher la Ville de Gatineau à passer son temps à demander l’aide des pompiers d’Ottawa parce qu’elle n’est pas capable de se prendre en main elle-même», a lancé le président de l’APPG, Stéphane Noël, en entrevue avec Le Droit.

Le président de l’Association des pompiers et pompières de Gatineau, Stéphane Noël

Ce dernier ne mâche pas ses mots lorsqu’il déplore les décisions de la direction du Service des incendies de Gatineau de demander l’aide aux pompiers d’Ottawa pour des services que les sapeurs de Gatineau pourraient offrir, comme les équipes-araignées et la division spécialisée dans les matières dangereuses (HAZMAT).

«La Ville de Gatineau, c’est le parasite d’Ottawa. C’est aussi simple que ça. Un parasite, c’est ce qui vit aux dépens des autres», a illustré M. Noël, tout en précisant que les équipes-araignées à Gatineau ont été abolies en 2017 par souci d’économie.

«On a eu une équipe HAZMAT qui a été formée à grands frais par la province. Les pompiers ont été formés en Alberta pour être capables d’intervenir sur des produits toxiques, des matières dangereuses. Cette équipe-là devait aussi intervenir jusqu’en Abitibi-Témiscamingue», a expliqué M. Noël, soulignant du même souffle que la Ville a dépensé au-delà d’un million $ en équipement sans officiellement avoir mis l’équipe en devoir.

«Elle a été abolie parce qu’ils voulaient couper dans le personnel», a indiqué M. Noël.

La Ville de Gatineau a refusé de commenter l’affaire puisqu’elle est devant le tribunal.

Le syndicat affirme que sa requête devant la Cour supérieure n’est pas pour grossir ses rangs, mais il a concédé que des coûts pour les heures supplémentaires pouvaient être ajoutés sur le bilan.

L’APPG argumente aussi que si les pompiers d’Ottawa et leurs équipes spécialisées ne sont pas disponibles lors d’une demande, ce sont les citoyens de Gatineau qui en subissent les conséquences. 

Benoît Laroche, de l’École nationale des pompiers, du Québec, un témoin de la Ville de Gatineau à l’audience, a entre autres signalé lundi après-midi qu’il y a régulièrement des ententes et des demandes d’entraide entre des services d’incendies de municipalités transfrontalières ou voisines au Canada.