Gatineau est "Séraphin" avec son orchestre symphonique

La Ville de Gatineau fait figure de «Séraphin» envers son orchestre symphonique par rapport aux autres grandes villes du Québec.
En moyenne, les villes injectent 0,58 $ per capita en subvention directe à leur orchestre symphonique. Gatineau n'y investit pour sa part que 0,43 $ per capita. 
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, refuse de se limiter à cette simple comparaison monétaire. «Mon objectif n'est pas de faire la même chose que tout le monde, a-t-il insisté. Pour moi, la question c'est est-ce que ça marche oui ou non. C'est bon de se comparer aux autres villes, mais ce qu'on a fonctionne et donne des résultats pour les Gatinois. La comparaison n'est pas l'objectif ultime. L'objectif c'est d'avoir un orchestre qui a les moyens de travailler et que les citoyens en ont pour leur argent.»
En ce sens, le maire se réjouit d'avoir, dit-il, un orchestre symphonique qui offre une belle programmation et dont le nombre d'abonnés grimpe sans cesse. La Ville de Gatineau doit d'ailleurs renouveler son protocole d'entente avec l'orchestre jusqu'en 2018. Ainsi, la Ville augmentera sa contribution financière de 7500 $ par année, pour une subvention annuelle totale de 127 500 $. «On consolide le financement, note le maire, alors qu'à une certaine époque, il était remis en question.»
L'Orchestre symphonique de Gatineau devra quand même faire des efforts particuliers dans la recherche de commandites pour survivre. De 2015 à 2018, l'orchestre devra trouver 10 % à 20 % de commandites en argent auprès d'entreprises privées, ainsi que d'autres subventions de même ampleur auprès d'instances publiques.