Beaucoup de Gatinois l’ignorent, mais leur ville est assise sur une importante collection d’oeuvres d’art dont la valeur estimée dépasse les 5 millions $.
Beaucoup de Gatinois l’ignorent, mais leur ville est assise sur une importante collection d’oeuvres d’art dont la valeur estimée dépasse les 5 millions $.

Gatineau doit protéger une collection évaluée à 5 M$

Beaucoup de Gatinois l’ignorent, mais leur ville est assise sur une importante collection d’oeuvres d’art dont la valeur estimée dépasse les 5 millions $. Composée de plus de 4000 oeuvres, essentiellement des dons, la collection compte pas moins de 100 oeuvres du peintre Jean-Paul Riopelle et plus de 200 autres du sculpteur de renommée internationale Stanley Lewis.

Les deux tiers de la collection sont actuellement entreposés dans des conditions plus que discutables, quelque part, à l’abri des regards, à la Maison du Citoyen. Le Vérificateur général de Gatineau a d’ailleurs sermonné la Ville, en 2014, pour le peu de sérieux avec laquelle la municipalité traite un tel actif patrimonial. 

Le rapport précisait que le service des arts et de la culture de la Ville de Gatineau est conscient du problème depuis 2006, mais qu’aucune action n’avait encore été entreprise pour rectifier la situation. 

L’administration Pedneaud-Jobin est peut-être sur le point de régler ce dossier qui devenait de plus en plus gênant pour la Ville. 

Le projet porté par la Coopérative Les Ateliers du ruisseau réserverait un espace suffisant et adapté pour entreposer selon les normes et gérer la collection permanente de la Ville de Gatineau. 

Sous le coup d’un moratoire qui l’empêche de recevoir de nouveaux dons depuis 2006 en raison du manque d’espace, la collection pourrait de nouveau s’enrichir. 

Le projet inclurait aussi un centre de recherche et de consultation. 

Pour l’instant, tout ça est encore au stade des négociations entre la Ville et la coopérative, tout comme le transfert de la Galerie Montcalm. La Ville souhaite y louer de l’espace.  

«Une ville qui fait l’acquisition d’oeuvres c’est quelque chose, mais qu’elle s’engage là-dedans avec le milieu afin de trouver une solution, c’est très intéressant», note la directrice générale de Culture Outaouais, Julie Martineau.